Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Le Collectif fait la fête aux ordures

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Tout le monde n'a pas pu venir

Ceux qui étaient là depuis la veille l'ont senti venir. Ceux qui le pouvaient sont venus la chercher. Ceux qui l'ont raté la regrettent déjà. Quelle chaleur ! Quel plaisir ! Une excitation exaltante, douce et propre comme on les aime.
Depuis quelques mois, quelques jours, quelques heures, quelques minutes, chacun y aura participé à sa manière.
A 16 heures, il faut bien dire que c'est parti. Cette petite sauterie qu'on voulait se faire... ça y est, on y est ! Tout est quasiment prêt. L'énergie a été canalisée pour faire la fête.

De 16 heures à 20 heures, une centaine de bagnoles sont bien casées dans le parking improvisé. L'entrée se fait sans heurts ni malaises, il règne une ambiance joyeuse, prometteuse, en symbiose avec l'esprit festif du moment. Peu à peu, les participants rejoignent la place où l'on peut se renseigner sur le combat mené contre une poignée d'irresponsables pollueurs sans scrupules. Vers le bar, on trouve une bonne bière, une bonne crêpe, un bon vin au romarin, un tchaï ou un sirop. On se rencontre, on se retrouve, on se découvre, on s'informe les uns les autres, on communique, on s'échange les infos, les idées. Sous le tepee, on peut s'éclater pendant que les parents causent. Le stand du collectif ne désemplit pas, Patanarès est là aussi, plein de docs sur les solutions alternatives et d'autres visions du problème des déchets et de l'environnement sont consultées sous le grand marabout.

Vers 18 heures, pendant que la population investit le site, "les Tafanari" et "Faïpakao", en plein air, chauffent l'apéro et incitent à la danse.
Plus tard, la pluie et le vent redoutés finissent par s'inviter. On ne refuse personne ce soir. Alors on rentre les tables installées dehors pour ceux qui n'ont pas eu de place sous le marabout. La pluie n'interrompra pas la file d'attente qu'il faut faire pour déguster les daubes de sanglier et de boeuf et la ratatouille qui mijotent depuis la veille (600 personnes y goûteront avec bonheur). Chacun mangera dans une vraie assiette avec de vrais couverts, un grand bravo pour cette performance.

Ceux qui voulaient se rendre compte sont venus et ceux qui voulaient ou devaient repartir sont repartis, ça fait de la place pour les autres. Pareil pour la pluie (battue ! face à la persévérance, elle a cédée). A l'entrée et au parking, ça se passe vraiment bien. Tout le monde rentrera et repartira sans une égratignure. Il y a eu entre 500 et 600 passages de voitures.

Sur la place il faut refaire de la pâte à crêpe…Ça marche ! Et refaire le plein d'huile de tournesol du groupe électrogène.
Pendant que certains continuent à se régaler dehors, dans la salle, "les Doux Dingues" et "les Toubabou" s'éclatent et se succèdent avec allégresse, pour le bien-être de tous, sur une scène avec sono et lumière. A l'autre bout, un bar et une... pâtisserie - et quelle pâtisserie !- sont là pour satisfaire nos envies.

La "farce théâtrale" aura du mal à se faire entendre. La plupart de enfants sont assis devant et savourent le spectacle mais les grands sont beaucoup plus nombreux et beaucoup moins réceptifs, voire "respectifs".
La cloche sonne, en fait le couvercle de la dernière casserole se referme, tout est parti. On ressort les tables, place à la danse !

23 heures, la "fanfare Goulamaskienne" fait une entrée fracassante. Un de ces fameux moments où l'on apprécie ensemble le bien-être prodigué. Jusqu'à 1 heure, c'est du délire, on ouvre les fenêtres, les portes, il fait chaud, il fait bon et la bière coule à flot. Y z'ont assuré grave aux bars !

Sur le parking, les "petites lueurs" brilleront tard dans la nuit mais quel plaisir de voir tout le monde te dire au revoir avec le sourire jusqu'aux oreilles.
Dans les cuisines, derrière les bars et dans la salle, les jambes sont lourdes. Quel boulot !

A 1 heure, y'a plus de bière.
A 2 heures ½, les portes sont fermées et la salle nettoyée.
Dehors y'a pas un papier qui traîne, pas un gobelet, rien. Pourtant, environ 1000 gaillards sont venus s'exprimer, manger, boire, faire la fête quoi !

La fête du 4 octobre ou l'autogestion ça marche… cong !
article paru dans Tam-Tam n°12 du 30 octobre 2003

Au moins 1000 personnes seront passées à la salle polyvalente de St Etienne d'Albagnan ce jour là, entre 16h et 1h, malgré un temps épouvantable, pour soutenir la lutte contre la Méga-décharge.
Une fête autogérée rendue possible par l'investissement de tous. Une fête vraiment pas chère, grâce aux dons des chasseurs de Riols (65 kg de sanglier), des artisans bouchers du coin (30 kg de boeuf), des maraîchers du Pardailhan et de la vallée du Jaur (légumes à volonté).
Pleine de musique grâce au bénévolat de 7 groupes musicaux.
Presque entièrement "bio", de la daube aux crêpes, en passant par la bière.
Une fête gastronomique (300 repas servis).
Une féte propre avec tri sélectif en fin de parcours (50 à 60 kg de poubelle grise - sans fermentescible, de l'ultime véritable).
Et à la clef; pour la lutte, un trésor de guerre... conséquent ! Dont monsieur RG & RG ne sauront rien.
Bref une réussite. Na !

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