Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Tout le monde est contre, ...même Carayon !
au Pont de l'Arn, le 10 février 2004

Ce mardi 10 février, sur le coup de 9 heures, quelques voitures viennent se garer sur le parking de la Cathédrale, à St Pons, fidèles au rendez-vous fixé par affiches par le Collectif de Citoyens. Les mains se serrent et les consignes se passent de bouche à oreille entre la vingtaine que nous sommes : direction Mazamet, réunion devant les locaux de Carayon, à qui on souhaite poser quelques questions et notamment celle-ci : a-t-il l'intention d'autoriser, oui ou non, la passage des camions de la SITA par la carrière pendant et après la durée des travaux d'aménagement du site de Tanarès ?

Les effectifs étant au complet, nous quittons St Pons, mais notre destination ayant entre-temps été découverte et le téléphone étant plus rapide que nos voitures, c'est un comité d'accueil qui nous attend à l'arrivée : les portes des bureaux sont fermées et deux gendarmes de la brigade de Mazamet, ouvrant de l'intérieur, nous interpellent sur le pas de la porte, avec beaucoup de courtoisie, pour connaître l'objet de notre visite qui est, leur disons-nous, de rencontrer Monsieur Carayon.

Nous apprenons quelques instants plus tard que ce dernier, exerçant son droit de mépris, refuse de nous recevoir, mais l'adjudant-chef commandant la brigade de Mazamet, se propose comme "médiateur" (sic) pour assurer le va-et-vient des questions-réponses entre nous-mêmes et monsieur Carayon. Nous le prions donc de chercher à obtenir une réponse à notre interrogation, telle que formulée ci-dessus. Les minutes passent... nous attendons, banderoles et panneaux de protestation déployés. Il fait froid et, pour nous réchauffer, nous en profitons pour garnir la boîte aux lettres de l'entreprise avec quelques exemplaires de notre littérature préférée : nos tracts !

La réponse arrive enfin. Monsieur Carayon - nous dit le représentant de l'autorité - lui a clairement fait savoir que, dans l'état actuel des choses, il n'était pas question qu'il autorise SITA à faire passer ses camions par les pistes de la carrière et que l'engagement en avait été pris devant les responsables locaux.

Ayant obtenu réponse à cette question essentielle, nous décidons de lever le siège, dans le calme et en bon ordre. Mais notre initiative a dû faire un certain bruit dans le Landernau local car, pendant nos manœuvres de repli vers nos voitures, nous avons vu arriver et nous croiser une superbe berline de la gendarmerie avec un capitaine (excusez du peu !) au volant avec à sa suite, à six pas derrière, le fourgon réglementaire !

Que penser de cette alerte rouge pour le déplacement d'une simple délégation venant poser une simple question ? Monsieur Carayon est-il si clair et net qu'il veut le paraître ?

À suivre... et de près...

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