Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

[ retour au sommaire ]

QU'ATTENDENT NOS ÉLUS ?
lettre ouverte du Collectif de Citoyens, 10 novembre 2004

Voilà 2 ans que la découverte, lors de l'enquête publique, d'un projet de méga-décharge à Tanarès a éclaté comme une bombe dans le ciel du saint ponais.

Nous nous sommes rendu compte à cette occasion que le dossier de la décharge était instruit depuis belle lurette et que la population - et même certains élus - avaient été tenus dans l'ambiguïté ou la plus parfaite ignorance de son existence.

Il fallait se réveiller et prendre notre avenir en mains. C'est ainsi que furent créés Patanarès, le Collectif de Citoyens et une antenne locale d'Attac.

Le premier des objectifs fut de faire circuler l'information dont nous étions privés depuis si longtemps.

Cette action engendra une dynamique qui nous permit d'organiser toutes les manifestations que vous connaissez.

Aujourd'hui, deux ans après, la décharge n'est toujours pas ouverte ; chaque jour qui passe est un jour de pris sur l'adversité. Nous sommes en train de faire reculer la Sita et le Préfet : nous gagnons.

Passé ce laps de temps, il est également temps de demander à nos élus, qui se sont prononcés contre la décharge, des informations sur le dossier de traitement des ordures. Après avoir dit
« non », sur quelle alternative ont-ils travaillé ? On voudrait savoir.

De leur côté, les populations concernées ne sont pas restées les bras croisés et une commission « Alter-Déchets » s'est créée dans le cadre de l'association Patanares.

Les membres d'Alter - Déchets ont travaillé et mis au point un procédé de compostage rustique des ordures qui n'a rien à voir avec un simple enfouissement dans un trou. Cette proposition, d'un point de vue technique, tient la route. Elle a été présentée à maintes reprises à tous les élus concernés, aux autorités, lors de réunions ad hoc, ainsi qu'à la population.

Aujourd'hui, nous constatons une fin de non-recevoir de la part des responsables. Pourquoi ? On peut se poser la question.

Nous prenons la population à témoin, demandons qu'une réponse soit donnée à la proposition d'Alter-Déchets et que la solution alternative à Tanarès soit planifiée et mise en place au plus tôt.


Le Collectif de Citoyens

I.P.N.S.   10 novembre 2004 - Ne pas jeter sur la voie publique.

[ haut de page ]