Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Patanarès et le Collectif devant la décharge Sita aux Pennes-Mirabeau
le 16 décembre 2004

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Le tract de Patanarès, 16 décembre 2004

ASSOCIATION PATANARES
Ardouane 34220 RIOLS
04 67 97 15 29
http://www.decharge34.com

NON A SITA-SUD ET A SES PRATIQUES

Sita-Sud tente d'imposer un centre d'enfouissement d'ordures brutes au col de Tanarès, en haut d'une montagne, dans le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc (St Pons de Thomières - Hérault).


AUCUNE INFORMATION NI CONSULTATION PREALABLE N'ONT ETE FAITES ! Nous avons découvert le projet de Sita-Sud seulement au cours de l'enquête publique! Après étude des éléments du dossier de Sita-Sud, plus de 4000 personnes ont pétitionné contre ce projet. Des motions ont été prises par :
- le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc;
- le Conseil Général de l'Hérault;
- la Chambre d'agriculture, l'institut National des appellations d'origine;
- les mairies de Riols. St Pons (et d'une vingtaine de communes proches);
- les associations de parents d'élèves;
- les professionnels de la santé...
NOUS SOMMES CONTRE PARCE QUE:
- Le projet Sita est en contradiction avec la ligne de conduite du Schéma Départemental qui interdit l'enfouissement des déchets fermentescibles et de matière valorisable.
- Le dossier Sita est truffé "d'erreurs" (positionnement du site sur les cartes, étude des vents, de la pluviométrie, du trafic routier, de la stabilité des sols...).
- L'étude d'impact est très insuffisante (notamment sur les risques sanitaires).
- Sita n'a pas consulté le Parc Naturel Régional ; c'est nous qui l'avons informé.
- Sita a "oublié" l'accès sécurité - incendie et elle n'a pas la maîtrise des terrains pour réaliser l'accès principal.
- Sita harcèle les propriétaires voisins en pensant que l'argent achète tout...
Pour toutes ces raisons, nous avons attaqué l'arrêté d'autorisation du Préfet (comme l'ont fait les communes et le Parc Naturel Régional).

NOUS DENONCONS LES PRATIQUES DE LA SITA:
- les fuites de lixiviats dans l'Aude;
- découverte de fûts radioactifs et stockage de limaille de fer ayant provoqué un incendie (Retzwiller);
CONSCIENTS QUE NOUS SOMMES RESPONSABLES DE NOS POUBELLES, NOUS DEMANDONS:
- que le service public gère et contrôle le traitement des déchets: il en va de la sauvegarde du bien commun (économie des ressources de la terre, de l'eau et de l'air).
- La mise en place d'un lieu de stockage adapté et à échelle humaine ayant l'assentiment de la population pour les déchets résiduels non toxiques, après tri et compostage de la masse brute.
REFUSONS LA LOI DICTEE PAR SITA-SUD
SITA-SUD NE DETRUIRA PAS LA SANTE ET L'ECONOMIE DU HAUT-LANGUEDOC !

IPNS. Papier recyclable. Ne pas jeter sur la voie publique


La lettre du Collectif, 16 décembre 2004

VOUS PERDREZ DE TOUTE FAÇON...

Nous sommes venus jusqu' ici, en petite délégation, pour vous délivrer un message ferme et clair : vous ne passerez pas. Passaran pas. Et vous perdrez de toute façon. Vous avez déjà perdu. Du temps et de l'argent. Si vous tenez à en perdre davantage, continuez. Mais rentrez- vous le dans vos crânes de nantis, dont la morale est faite de stock options : la décharge de Tanarès ne se fera pas. Vous pouvez vous l'intégrer dans le prévisionnel. Persistez et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour faire baisser l'action Sita, l'action Suez. Contre vous, dans la vallée du Jaur, c'est l'union sacrée. Vous avez réconcilié chasseurs et écolos, natifs et néo-ruraux. Vous avez contre vous des paysans, des profs, des ingénieurs, des artistes, des têtes bien pleines, des écrivains, des organisateurs, des internautes ; tous les commerçants, les artisans, les professions médicales, tous les retraités qui ont investi, tous les propriétaires en général, tous ceux qui vivent de la terre, du tourisme, de la chasse, du bâtiment, vous avez contre vous tous les salariés qui vivent de ce que vous détruiriez.
Vous avez réussi à réconcilier contre vous ceux qui votaient à droite, ceux qui votaient à gauche et ceux qui ne votaient pas. Depuis la découverte de votre monstrueux projet, de son dossier truqué, truffé de mensonges (ex : pas d'agglomération sous le vent d'est... à part St-Pons, bien entendu), devant la menace qui pèse sur l'économie du pays, sur ses ressources essentielles en eau, son air pur, la santé et la sécurité des générations futures, devant votre morgue, votre entêtement et votre mépris de nos vies et de nos choix, depuis deux ans, nous marchons tous ensemble, unis contre vous.
Du patron de bistrot qui militait à l'UMP au maraîcher révolutionnaire, en passant par l'instituteur socialiste déçu, tout le monde tombe d'accord sur vous, tout le monde s'entr'aide, participe à sa façon à la résistance. Vous avez contre vous le complot général et permanent d'une population entière. Vous n'avez pas vingt alliés dans tous les Hauts- Cantons. Vous avez par contre 1000 personnes prêtres à bouger, physiquement parlant, si jamais vous pointiez le bout de votre nez sous la forme d'un engin de chantier.. Et 3000 autres prêtes à les assister, qui approuvent par avance tout acte de résistance. Car nous serions, nous sommes déjà en état de légitime défense.
Vous êtes un envahisseur et la population du saint-ponais vous traite et vous traitera toujours comme tel. Comme tels, vous serez chassés comme d'autres envahisseurs l'ont été par d'autres résistants. Vos méthodes corruptrices, vos tricheries, votre gigantisme même, votre volonté monopolistique, votre mépris des gens ont suscité contre vous une haine inextinguible, générale, durable.
Vous le savez depuis longtemps. Que 2000 personnes aient manifesté à St-Pons, qui compte 1500 habitants, devrait déjà vous suffire pour saisir l'ampleur du refus. Que 30 personnes surgissent en moins d'un quart d'heure lorsqu'un Dufaux vient se plaindre à la gendarmerie et qu'à la sortie, il se fasse raccompagner à sa voiture aux cris d' «ordure dégage !», cela devrait aussi vous suffire.
Vous ne pouvez pas persister indéfiniment dans un pays qui a la haine contre vous. Gardez- vous de le pousser à bout, ce pays.
Vous avez perdu. Vous avez déjà perdu la bataille de la «communication». Vos minables communicants ne font pas le poids avec ceux de chez nous. Votre vitrine, sur la grand-rue de St-Pons, devant la gendarmerie, sert de panneau de propagande contre vous. Alors que vous avez édité deux bulletins «Tanarès Infos» inconsistants, plus un dossier clinquant envoyé aux commerçants, nous avons, nous, publié 7 numéros de «Patanarès Infos», 25 numéros de «Tam-Tam», plusieurs gros dossiers, des centaines de tracts différents de Patanarès, du Collectif de Citoyens ou d'autres organisations. Nous en sommes à plus de 100.000 tracts imprimés. Sans parler des posters, des affiches par milliers, des cartes postales, des calendriers, des autocollants (5000 déjà vendus ou donnés) et même un livre (1000 ex.)
Les commerçants et artisans de St-Pons, comme aussi bien les membres de professions libérales - il y a des trois ici même devant vous - n'ont vu dans votre dossier de papier glacé qu'une pièce à conviction supplémentaire contre vous. Tous s'empressent d'afficher en bonne place de leur vitrine, dans la Grand-Rue, toute nouvelle info du combat contre la pieuvre Sita- Suez, contre cette mafia des ordures qui corrompt partout où elle s'immisce.
La solidarité de tous fait que notre lutte ne manque de rien. Nous avons déjà récolté - et dépensé sans regret - des dizaines de milliers d'euros pour défendre ce à quoi nous tenons. Nous avons des réserves et trouverons sans problème d'autres dizaines de milliers d'euros si besoin était.
Nous avons aussi des amis partout, sachez-le. Des amis loin de chez nous, mais peut-être près de chez vous. Nous avons Internet. Comme tout le monde, direz-vous. Sauf que tout le monde n'est pas en train d'étudier la mise en place d'un site entièrement et uniquement consacré à toutes les pollutions, nuisances, mensonges et tricheries de Sita-Suez dans tous les pays où vous êtes présents...
Voulez-vous que Tanarès soit l'étincelle qui allume une campagne nationale ou internationale contre vous ? Nous sommes en mesure d'initier une telle campagne et de fédérer les oppositions dispersées. A vous de vous retirer avant, à vous de reconnaître votre défaite à Tanarès.
Vous perdriez la bataille des travaux comme vous avez perdu la bataille de l'info.
Transformer la haine justifiée déjà existante en désespoir pour certains ne serait pas à votre avantage. Plaisante-t-elle, la «mamé» de 90 ans ou presque, qui habite au bord de la nationale où passeraient les camions, lorsqu'elle dit : «Le premier camion Sita qui passe, je me mets au milieu de la route avec une bombe ; à mon âge, je ne risque pas la prison». Nous mêmes, bien sûr, nous souhaitons qu'elle plaisante, la «mamé». Mais sachez qu'il n'y a pas dans les Hauts-Cantons que des associatifs dans notre genre, sages et organisés, comme le sont les associations ici représentées. Tentez des travaux et vous aurez contre vous l'opposition constituée : Patanarès, le Collectif de Citoyens, Attac, Atisanon, l'Acca de Riols et vingt autres assocs. Mais vous vous exposeriez aussi à des initiatives de résistance incontrôlées de la part de ceux qui nous ont toujours trouvé trop gentils, nous les infatigables, qui en sommes à la 54ème manifestation contre vous.
Messieurs les très putrides, messieurs les trop friqués, vous avez perdu. On ne peut pas toujours gagner au Monopoly.
Vous vous êtes plantés, messieurs de la Sita, mais à votre décharge (sans jeu de mots) , profitez-en, vous avez des circonstances atténuantes à présenter à vos juges, les actionnaires. Expliquez-leur que cette affaire a été menée en dépit du bon sens habituel. D'habitude, on tâte le terrain, d'habitude Sita fait son enquête et sa campagne de promo elle-même, histoire de voir si la population est prête à supporter une installation. Mais cette fois, en l'occurrence, on vous a dit : «Allez-y, je m'occupe de tout» .Un certain député-maire, monsieur Mesquida, vous a assuré qu'il avait la population bien en main et qu'il en faisait son affaire. A la vérité, sachez que la population ne lui pardonnera jamais sa traîtrise, le tapis rouge qu'il vous a déroulé, son grenouillage en votre sale compagnie. Vous n'avez plus cet allié, politiquement carbonisé.
Vous en avez toujours un autre, et de poids, en la personne du préfet de l'Hérault, monsieur Idrac, qui se comporte en commissaire politique du Medef plus qu'en serviteur de la République, garant du bien public. Nous défendons notre eau, notre air, nos choix et cadre de vie, nos emplois, nos enfants. Que défendez-vous d'autre qu'une courbe des bénéfices dont on vous octroie de grosses miettes ? Inconscients technocrates, nous vous souhaitons d'être, un jour, maudits par vos propres enfants.
Vous perdriez la bataille des travaux, disions-nous, mais celle-ci n'aura sûrement pas lieu. Car vous perdez déjà la bataille de l'accès au site. Votre homme de paille, l'intermédiaire faux négociant en bois qui rôde depuis des semaines, ne trouvera que porte close auprès des propriétaires des terrains que vous convoitez. Il n'y aura pas d'autre traître dans le pays. Votre fric n'achètera pas la conscience et la fierté des saints-ponais. Les gesticulations de votre homme de paille ne font que pointer le fait qu'un préfet partial a osé signer une autorisation d'exploiter un an avant que vous n'ayez commencé à vous préoccuper des accès - principal et de sécurité -.
Nous nous battrons jusqu'à la victoire. Nous sommes venus vous le marteler : vous avez affaire à une résistance à laquelle vous n'avez jamais eu à faire face ailleurs. Ce ne doit pas être si souvent que 50 personnes font 500 km, un jour de semaine, pour vous asticoter alors qu'il ne se passe rien.
Que vous gagniez ou perdiez au Tribunal Administratif, après tout, peu nous importe. Tant mieux, bien sûr, si vous perdez . Si ce n'est pas le cas, nous irons, sachez-le, vous enquiquiner partout dès que nous en aurons l'occasion. Nous serons vos morpions, nous serons vos ennemis les plus tenaces. Nous serons un exemple pour vos autres victimes qui se comptent par milliers aux quatre coins de l'hexagone et ailleurs dans le monde.
Sita, nous le savons, ça fuit, ça pollue, ça corrompt les élus partout.
Le dossier de vos nuisances remplirait des milliers de pages. Vous êtes capables, comme vous l'avez fait chez nous, de truquer des cartes de géographie, de prétendre dans un dossier d'étude que notre agglomération de St Pons n'existe pas, vous êtes des gens qui - citons ici un colonel des pompiers de l'Hérault - qui «occulte(nt) totalement les conséquences d'un écoulement torrentiel pouvant entraîner des coulées de boue, la rupture des digues, l'effondrement des remblais et du stockage, le débordement des bassins de rétention du réseau pluvial et des lixiviats, et persiste(nt) dans l'affirmation que le site est situé en dehors des zones à risques avec enjeux humains».
Vous êtes des monstres, vous êtes la pieuvre, vous êtes le loup, vous êtes l'ogre. Vous finirez mal.
Nous vous souhaitons un épouvantable Noël, nous vous souhaitons la ruine. Vous êtes une pustule sur la face du monde.
Nous n'avons rien à négocier avec vous.
Retrait pur et simple. Quand vous laisserez tomber le projet Tanarès, nous vous laisserons tranquilles... D'ici là, nous ferons tout pour être votre cauchemar.

A vous de voir.

Le Collectif de citoyens.16 décembre 2004

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