Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Près de 500 personnes ont répondu à l'appel :
le FORUM "méga-décharge ou pas méga-décharge ?" a fait le plein !

C'est toujours NON !
article Tam-Tam n°15 du 23 janvier 2004
 
La question posée sur les affiches annonçant le Forum était "Décharge ou pas décharge?" à Tanarès.
Il était en effet légitime, après un an de lutte et surtout après la décision du Préfet Idrac de passer en force en donnant son accord au projet SITA, de s'interroger sur l'état de la mobilisation de la population.
La réponse des 500 participants à cette rencontre fut clairement Non... Pas de décharge à Tanarès.
Il faut dire que l'analyse détaillée des différentes expertises géologiques menées par le BRGM*, exposée par Monsieur Mailhé, ancien ingénieur à EDF et responsable de plusieurs études d'implantation de barrages, était édifiante et à même de redymaniser les volontés éventuellement vacillantes.
La rencontre avait commencé par un rappel de toutes les actions menées par Patanarès et le Collectif de Citoyens tout au long de 14 mois écoulés depuis l'enquête d'utilité publique.
A la suite de l'analyse géologique, des témoignages sur la situation de riverains de différentes décharges de même style en France furent donnés par des opposants d'ici en contact direct avec eux (Pennes-Mirabeau dans les Bouches du Rhône, Ste Escobille dans l'Yonne, Hasparren au Pays Basque, plusieurs sites de Vendée). En effet aucune association sollicitée n'avait pu être physiquement présente pour des raisons diverses.
Ces témoignages, même indirects, et au delà de la longue liste des nuisances subies (air pollué, pestilentiel et toxique ; stockage de déchets hautement toxiques interdits sur ces sites...) ont mis clairement en évidence que lorsqu'un projet de décharge est accepté, les volumes d'ordures prévus à l'origine sont systématiquement revus à la hausse, car il est, pour les promoteurs de ces projets, plus aisé de développer une décharge que d'en créer une nouvelle. De plus, il est clairement apparu que le contrôle a posteriori de la gestion du site est quasiment impossible pour les riverains.
Le témoignage, dans la salle, d'opposants à l'incinérateur de Lunel Viel (près de Montpellier) a fini de convaincre tout le monde de la nécessité de s'opposer dès qu'il y a projet d'implantation.
Bien sûr, et comme le rappela un des intervenants, "comme notre positionnement n'est pas du style : pas chez nous mais chez les autres pourquoi pas ?" et que, de plus, l'ambition des dits opposants est de s'occuper, comme c'est légitime, des affaires publiques, il fut abordé la question des alternatives à mettre en place pour traiter les déchets. Et des alternatives il y en a, et elles furent détaillées par un représentant de la commission Alterdéchets de Patanarès.
Le dernier point abordé fut bien sûr la question juridique.
Où en sont les recours devant le Tribunal Administratif ? Quelles sont les chances d'aboutir ?
A ce jour, 4 recours sont déposés, celui de Patanarès bien sûr, mais aussi ceux de riverains (2), celui du Parc Régional et celui des Communautés de Communes de St Pons et d'Olargues.
Quant aux chances de faire casser la décision du préfet, elles sont sérieuses (dangerosité géologique, faiblesses des garanties de protections, dégâts écologiques, destruction d'espèces rares...). Mais tous, lors du débat avec l'assemblée, qui a suivi cette intervention furent unanimes : "ces recours ont d'autant plus de chances d'aboutir qu'ils seront soutenus, sur le terrain, par une forte mobilisation populaire".
C'était d'ailleurs une évidence ce soir-là, après toutes les interventions, toutes les questions posées par le public, toutes les réactions spontanées de l'assemblée : on a beau tourner le problème dans tous les sens, chercher la faiblesse juridique, les failles du dossier ou tout autre petit détail qui pourrait sans effort tuer ce projet, personne ne pourra faire l'économie de sa mobilisation, de son implication personnelle, physique et morale dans l'opposition collective à cette décharge, s'il souhaite bien sûr véritablement son retrait.
On peut dire sans se tromper, même si l'on pouvait s'interroger avant ce Forum, que l'opposition et la mobilisation se confirment et même se radicalisent. Notre carrier local et sa copine SITA peuvent se faire du souci, ils sont devenus les cibles principales des opposants.
Il fut clairement indiqué par un responsable de Patanarès, en conclusion de cette rencontre, qu'il n'était plus temps de finasser, que tous les moyens, même ceux qui ne se discutent pas en public, seraient mis en oeuvre désormais, pour empêcher cette décharge, qui serait la mort du pays, de Courniou à la mer.
Les applaudissements nourris, qui accueillirent ces paroles radicales, en disaient long sur la détermination des participants. Ceux qui espéraient un essoufflement en seront pour leurs frais.
Avant de prendre un apéritif et de manger tous ensemble un ragoût de sanglier aux navets du Pardailhan, des axes de lutte furent annoncés.
A savoir :
- les opposants s'inviteront dans les réunions électorales des prochaines échéances électorales pour qu'il se parle publiquement du projet SITA et exiger des positionnements clairs et déterminés des candidats.
- qu'il sera mis en circulation, lors de ces élections, des bulletins de vote NON A SITA afin de permettre à la population d'exprimer aussi dans les urnes son refus catégorique.
- qu'il était d'ores et déjà possible d'envoyer une carte éditée par Patanarès adressée à Carayon pour qu'il refuse l'accès du site à SITA pour sa décharge.
Les opposants unis ont appelé la population à participer massivement aux activités de l'association Patanarès et du Collectif de Citoyens (assemblée tous les vendredis à la mairie de Riols à 20h30) et aux futures actions qui seront menées contre SITA et ses suppôts.
Suppôts de SITA s'entend.

* Bureau de Recherches Géologiques et Minières
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Le samedi 17 janvier 2004, à partir de 16h
FORUM : "méga-décharge ou pas méga-décharge ?"

Le Collectif des Citoyens et Patanarès organisent un forum dans le but d'informer les populations sur les solutions qui nous sont proposées pour régler le problème du stockage de nos déchets.

Toute l'équipe de l'organisation du Forum vous invite à venir assister aux conférences qui se dérouleront
à la salle des fêtes de SAINT-PONS-DE-THOMIÈRES

télécharger l'affiche (270 Ko) télécharger le tract (140 Ko)


AU PROGRAMME :

- Des stands avec, en permanence, infos-vidéos-expos

- Les associations :
* Riverains du CSDU des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône),
* ADEL de Saint-Philbert de Bouaine (Vendée),
* Les Verts de Graulhet (Tarn)
nous parleront de leurs expériences, luttes et alternatives.

- Monsieur Mailhé, géologue, spécialiste des études sur les installations de barrages EDF "dévoilera" le dernier document du bureau de recherches géologiques et minières, sur lequel le préfet de l'Hérault s'est appuyé pour dire "Oui" au Centre de Stockage de Riols.

- Monsieur Sabat, technicien rudologue, spécialiste du traitement aérobie des ordures ménagères, présentera les projets ambitieux de la commission Alter-Déchets.

- Monsieur Pruneddu, président de l'association Patanares parlera des recours en justice mis en œuvre pour stopper les travaux de construction du Centre de Stockage de Tanares.

- Suivra un débat où tout le monde est convié à s'exprimer (notez vos questions pendant les conférences).

La soirée se terminera par un repas du terroir (Réservation souhaitée - Tél. : 04 67 97 33 99).

VENEZ NOMBREUX !

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