Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?
 

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Manifestation inter-associative du 24 mai 2003

le tract (430 ko)   les revendications   lire dans Midi-Libre   la marche sur Montpellier
A l'appel de plusieurs associations dont Patanarès, une manifestation est organisée le le Samedi 24 mai 2003 à 15h, place de la Comédie à Montpellier , pour protester contre les installation géantes qu'on veut nous imposer (SITA-Tanarès, Incinérateurs géants...) et pour une meilleure gestion des déchets.

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l'affiche (200 ko)




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Sita magouille, Etat complice !
article Tam-Tam n°8 du 30 mai 2003

Huit étapes, plus de cent marcheurs participant aux relais de St Pons à Montpellier, la télé au départ, une belle manif à l'arrivée et force tract distribués entre les deux: cette "longue marche" fut une belle marche même si les édiles de deux communes traversées ont préféré jouer à l'autruche de l'affiche plutôt qu'au sponsor ou au supporter.
C'est une vraie petite manif de 61 personnes avec calicots, drapeaux, chariot et sono qui aborda, samedi 24, en fin de matinée, les faubourgs de Montpellier.
Après un joyeux pique-nique au Peyrou en attendant l'arrivée des quatre bus et des nombreuses voitures de St Pons, ceux qui ont déjà des boutons et ceux qui ne veulent pas en avoir se regroupèrent à la Comédie où la Fête du livre battait son plein.
Les associatifs les plus proches de la capitale régionale, qui avaient négocié le trajet de la manif avec la "préf", avaient vu un peu court, craignant peu d'affluence. A leur décharge (sans jeu de mot), ils ne connaissaient pas "de visu" la capacité de mobilisation des Hauts Cantons. Sur les quelques 800 personnes présentes, une bonne moitié d'anti-SITA !
Les forces de "l'ordre", c'est à dire du "désordre autorisé", aussi clairsemées ce jour-là qu'elles étaient massives quelques semaines plus tôt quand nous étions que 50 dans cette même ville, convinrent donc de ne point s'opposer à ce que la sauce fût rallongée.
Après quelques zig-zag entre les stands du salon livresque, montée vers la Préfecture au rythme des slogans et première station. Mégaphone contre méga-décharge et méga- incinérateur, chacune des 13 associations présentes y alla de son appel au peuple et à la raison, alors qu'entre chaque intervention au micro, la foule reprenait sans cesse un slogan parti de la base, qui pourrait être le grand succès de l'été: "SITA magouilles, Etat complice!" (le slogan que Midi Libre n'a pas entendu).
Le préfet sait maintenant que tout le monde sait, ou saura, quelles falsifications, dissimulations, tricheries, à quels mensonges, trucages et autres bidonnages s'est livrée la SITA. Le préfet sait que le directeur de la DDASS, le dénommé "Son", est d'ores et déjà accusable d'aveuglement grave, assimilable à de la non-assistance à personne en danger ou à de la complicité d'empoisonnement et qu'un tribunal administratif d'abord, et pénal plus tard, ne peut manquer de pointer du doigt ce "Docteur Garreta" en puissance, dont le mannequin trônait d'ailleurs sur le char de l'association Patanarès, en cireur de godasses des capitalo-pollueurs.
Nous verrons s'il tient à couvrir les faussaires et les sous-fifres et monter dans la même galère judiciaire.
Après trois quarts d'heure de sur place, les manifestants reprirent possession des rues, sans que les quelques pandores dépêchés puissent empêcher le blocage de la circulation automobile en plein centre ville. On vit même un sit-in spontané d'un quart d'heure à un carrefour à deux pas de la Comédie, ce qui rajeunit les plus vieux et mûrît les plus jeunes.
Place de la Comédie, ce fut encore un tramway qui fût immobilisé quelques minutes, histoire de compléter la collection du Collectif.
A cet après-midi festif, coloré et en musique, n'auront manqué que les caméras de FR3, égarées sans doute entre Salon du livre et rugby.
Certains diront qu'il manquait aussi les élus. Soyons justes, il y en avait…, deux, bien visibles avec leur écharpe tricolore : M. Sabench, de Riols, toujours bien présent dans la lutte et une élue de Vieussan.
Quant à l'équipe municipale de St Pons, la fameuse dream team des Haut Cantons, on savait déjà que la seule chance de la voir au milieu des manifestants, c'est quand ceux-ci occupent la Mairie...

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