Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Manifestation à la carrière Carayon

ENVIRONNEMENT : Manifestation contre le centre de stockage de déchets ultimes à Tanarès
La mobilisation des "anti" reste entière

article paru dans Le Midi Libre du 30/04/2003

La carrière Carayon, propriétaire du terrain où le centre est envisagé, a été la cible de la colère des manifestants.
Hier aux premières heures de la matinée, à l'appel du Collectif citoyen, une opération surprise a été mise en place contre le projet de centre de stockage de déchets ultimes projeté par la société Sita Sud sur le site du col de Tanarès (commune de Riols).
Pour la deuxième fois en quelques mois, c'est la carrière Carayon, propriétaire des terrains sur lequel la filiale du groupe Suez envisage de s'implanter dans le but de résoudre le problème de la gestion des déchets pour tout l'ouest du Biterrois, qui a été visée.
Sous les yeux d'une poignée de gendarmes, une cinquantaine de manifestants a bloqué l'accès à l'entreprise en enchaînant les grilles. Des tracts ont également été distribués aux usagers de la RN 112 pour expliquer les raisons de cette démarche qui s'est durcie d'un cran après "une décision favorable au projet que le comité départemental d'hygiène vient dernièrement de voter avec 8 voix pour, 7 contre, 2 abstentions, et surtout 9 absences. C'est pour nous un simulacre de démocratie que nous ne pouvons admettre à aucun moment", argumentait sur place André Pruneddu, président de l'association Patanarès, solidaire de cette nouvelle action.
A trois ou quatre reprises, un employé de l'entreprise est intervenu, chalumeau en main, pour couper les chaînes. Autant de fois, les manifestants sont revenus à la charge en posant une nouvelle entrave "toute symbolique puisque les clés des cadenas étaient restées en place, ce qui ne nécessitait en aucun cas un tel déploiement de moyens", soulignait, amusé, un des participants.
Vers 10 h, le petit groupe a quitté les lieux pour effectuer à pied les trois ou quatre kilomètres qui séparent la carrière du centre de Saint-Pons-de-Thomières où, les quelques manifestants, qui avaient jusque-là suivi le mouvement, se sont dispersés, non sans avoir crié des slogans hostiles et affiché des banderoles sur la place de la mairie. Cette manifestation n'a que peu perturbé la circulation, peu dense à cette heure.






  Appel à l'entreprise Carayon

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