Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?

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Marchons contre la méga-décharge - jour 8
Samedi 24 mai : de Lavérune à Montpellier - 10km

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Nous quittons aujourd'hui notre dernière étape, Lavérune, pour aller rejoindre Montpellier où nous avons tous (l'ensemble des manifestants) rendez-vous sur la Place de la Comédie à 15H.
Cependant, je ne saurais quitter Lavérune sans avoir auparavant rendu hommage à nos hôtes, toute la famille de Pierre, pour leur accueil si chaleureux, convivial et généreux la veille au soir où, en fin de parcours, nous avons pu nous restaurer à la douceur de la nuit tombante sur la terrasse attenante à la maison. Certains d'entre nous ont monté leur tente derrière les vignes au fond du jardin, tandis que d'autres acceptaient avec reconnaissance les lits confortables mis à leur disposition.
Merci infiniment, de notre part à tous.
Ce matin donc c'était le "grand" départ. Un car venu de St Pons venait grossir le rang des randonneurs des jours extrêmes sur la place du château de Lavérune où nous nous étions donné rendez-vous. A leur arrivée, ils ont déboulé du car tout en couleurs et, en l'espace de quelques minutes, ont transformé le paysage avec quelques bidons en guise de tambourins et une sono très performante bricolée avec bonheur dans un vieux caddie de supermarché. Le recyclage est en marche. Nous aussi. On lève le camp et on rejoint le char qui promène Monsieur Carnaval et son complice du moment. Les dernières pancartes de manifestation sont distribuées à ceux qui n'en ont pas et le cortège s'ébranle à un rythme cadencé par les tam-tams... et un peu trop accéléré. C'est qu'ils ont de l'énergie en diable, les derniers arrivants, ravis de se dégourdir les jambes après deux heures de bus, ils ne réalisent pas tout de suite que les marcheurs des jours précédents font de l'aquaplaning sur leurs douloureuses ampoules. Cinq kilomètres plus loin, la cadence ralentit enfin, ouf !.. d'autant qu'en cours de route, on nous avait expliqué le circuit et il était question d'aller ainsi jusqu'au Pérou ! Mais finalement, c'était pas ce Pérou-là.
Entrée dans Montpellier, il commence à faire faim. Nous nous arrêtons pour pique-niquer au dit Peyrou avec les bons restes de la veille ou les repas tirés du sac. Puis direction la Place de la Comédie après les quelques palabres incontournables dans ces cas-là, pour savoir à quel endroit on va prendre le café.
A 15 heures nous sommes sur la place, rejoints par les diverses associations de l'environnement associées à notre cause et nous attendons les derniers cars de Saint-Pons, très en retard (pour raison mécanique ?). A l'arrivée du dernier car, nous étions déjà devant la Préfecture et les derniers arrivants nous ont retrouvés grâce au bruit que nous laissions sur notre sillage. Chacune des associations présentes a pu s'exprimer dans le mégaphone pour expliquer son combat et les manifestants, tous ensemble, ont longuement crié leur révolte. Puis nous avons repris le chemin de la Comédie avec force chansons et slogans scandés au rythme des tambourins, après un sit-in de quelques minutes au milieu d'un grand carrefour.
Cette manifestation, bien qu'empreinte de la forte colère d'une population qui se sent abusée, est néanmoins restée festive car teintée, en arrière-fond, par l'espoir que nous soyons enfin entendus de nos gouvernants.
Pour ma part, il me reste dans le cœur l'immense solidarité ressentie tout au long de ces jours où nous avons marché, tantôt ensemble, tantôt à tour de rôle selon les disponibilités de chacun, mais toujours dans l'amitié, voire la tendresse, la tolérance et la bonne humeur. C'est tout cela qui fait la force des Hauts-Cantons.
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[compte-rendu
de la manif]

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