Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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Manifestation à Narbonne devant la décharge Sita en juin 2003

Visite à SITA ... instructive !
article Tam-Tam n°9 du 10 juillet

Un beau matin du mois de juin, une quinzaine d'opposants au projet, ont entrepris d'aller enquiquiner la SITA à domicile. Ce qui laissait d'ailleurs l'embarras du choix, l'ogre ayant des succursales partout ! Le choix s'est porté sur Narbonne.
Les manifestants eussent été plus nombreux si certains ne s'étaient égarés en route et n'étaient arrivés devant la méga-décharge audoise après la bagarre... laquelle fut courte, mais pleine d'enseignements.
Tout d'abord, les quinze courageux et courageuses eurent droit à l'intervention du vigile de service avant même la mise en place du barrage symbolique - quatre ou cinq cailloux et une banderole sur le bitume de la voie privée menant au site. Eructant, proférant toutes sortes de menaces, l'homme en noir, manifestement moins intelligent que le chien qui lui servait de faire valoir, alla jusqu'à prendre ses désirs pour des réalités : "De toute façon, les camionneurs vont vous casser la gueule si vous les bloquez !". Et, remonté dans son véhicule, il fonça derechef sur le groupe, manquant de peu de blesser une manifestante âgée, au moment même où s'immobilisaient les premiers "gros culs".
Comment ne se fit-il pas vertement engueuler par les dits camionneurs, le mec au petit pois dans le crâne! "T'es pas fou, non ! T'écraserais des gens pour un slogan sur le goudron ! Débile ! ...etc".
Humilié, Monsieur sécurité s'en fut quérir ses chefs et Madame Pignol, la blonde responsable de la "com" SITA apparut bientôt, flanquée d'un acolyte. Le dialogue se révélant impossible avec cette 'recordwoman' de la mauvaise foi qui prétendait ne pas être au courant des tricheries du dossier, les manifestants lui tournèrent le dos. Elle hurla, menaça de l'huissier - lequel se pointa en moins de cinq minutes - et des gardes mobiles lesquels, heureusement ne sont pas encore rémunérés par la SITA et ne se pointèrent pas.
Vinrent seulement deux très braves gendarmes dont l'un concerné pour être possesseur d'une maison dans nos montagnes, osa avouer sa sympathie, l'autre lâchant discrètement qu'à ce niveau de puissance financière, "c'étaient forcément des pourris...".
Au bout d'une petite demi-heure de blocage et après avoir dûment remercié les chauffeurs très compréhensifs, les manifestants votèrent la levée du blocage, ébahis du résultat : 30 camions aux portes de la décharge (la plupart étant des semi-remorques de 40 tonnes) en 25 minutes !
Une décharge de même capacité (et même un peu moins - 140 000 tonnes / an) que celle que l'on veut installer à Tanarès ! (C'est dire ce qui attendrait les habitants des Hauts Cantons et les touristes !
Bonjour les accidents et bonjour l'odeur. Car ce ne sont pas les poubelles "fraîches" qui sont ainsi transbahutées, mais du déposé-rechargé, du fermenté de huit jours, du puant de chez puant ! Du pas ultime du tout ! Adieu le tourisme vert, bonjour les touristes verts.., pour cause de haut-le-cœur.

Bref, encore un mensonge dévoilé : SITA bidonne, soit sur le nombre de camions annoncés, soit sur la quantité d'ordures qu'elle accepte sur ses sites.

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