Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint- Ponais ?
 

[ retour au sommaire ]

Visite de Trifyl, centre de tri des "propres et secs"
le mardi 8 mars 2005, à Labruguière

Vaillament conduits par M., nous arrivons un peu en avance à l'usine de tri et de compostage Trifyl à Labruguière. Le Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc en organise la visite guidée.
Un élu de Revel nous accueille. Il fait froid, très froid même. Quelques autres personnes arrivent, des autochtones pour l'essentiel. Nous entrons dans l'usine, bien chauffée. Finalement nous sommes 24 pour la visite soit 2 groupes de douze. Nous ferons la visite chacun en sens inverse.
L'usine est un grand bâtiment sur une aire goudronnée d'environ 6000m2. Nous commençons par aller à l'aire de "compostage" ou plutôt de broyage, nous expliquera notre guide. Là, des andains de 50m par 7 environ à des stades de maturation différents. Deux tas de sciure et bois concassé frais. Ils font du compost mais n'ont pas la "compétence"- ou est-ce le label ?- pour dire compost, en pratique, ni retournements ni arrosages, ils ne vont pas au bout du processus mais c'est prévu pour plus tard, nous précise-t-on. Il doit y avoir l'année prochaine un système d'arrosage. L'agent déchets verts est là pour enlever 1er refus et pour nettoyer l'aire de stockage .Lorsque la quantité stockée est suffisante, des engins de broyage sont loués (et ça coûte !) et broyent les déchets verts qui passent ainsi au statut de broyat, puis avec le temps de mulch puis compost. Nous verrons plus tard un jardinier venant chercher sa remorque de broyat.
Discussion avec notre guide sur le compost et son devenir, ils le livrent par tonnes aux agriculteurs qui le mélangent à la terre pour l'assouplir.
Notre guide nous demande de garder nos questions pour la fin et de presser le pas aussi car elle a très peur que nous n'arrivions les derniers au terme du voyage. Bon, en route vers le bâtiment, et groupés s'il vous plaît, Messieurs, Dames, un peu de vigilance !
Nous voyons la réserve à bois qui alimente la chaudière de l'usine, un gros cube plein de plaquette-bois, avec en son milieu une vis sans fin. Lorsque le niveau de bois monte, une pale tourne et fait tomber du bois vers la chaudière. L'usine s'auto-alimente pour 20% du chauffage, le reste est de provenance extérieure. 50m de marche le long du bâtiment et nous arrivons dans le hall de débarquement des produits du tri sélectif (sauf verre), donc cartons papiers, plastiques, métaux en provenance des ménages. A notre droite, un gros tas de papier, cartons, plastiques beaucoup d'imprimés de pub… le tas supérieur à la capacité de l'usine car on est en attente de l'ouverture d'un autre centre de tri dans le nord du département. En face un bac jaune sous la première cabine de tri recevant les refus soit 20% des entrants. A notre gauche, le reste de l'usine: deux autres cabines de tri, électro- aimant, machines de mise en balle plastiques, mise en lingot des métaux, divers tapis et containers. Le système de tri sélectif du Tarn consiste en la distribution aux ménages de sacs jaunes pour la collecte des "propres et secs".
Par un système de tapis inclinés régulant le flux d'arrivée, les sacs jaunes passent sur un ouvre-sac, sortes de tapis étroits et jumelés d'où sortent des griffes tournant en décalé (pas très terrifiantes pour les sacs qui ressortent entaillés seulement).
Arrivés au premier étage, ils passent dans la cabine de pré-tri, cabine où 4 agents (matériel de sécurité obligatoire chaussures et gants, conseillé le masque) finissent l'ouverture des sacs jaunes et séparent le refus (erreurs de tri), les gros cartons qui tomberont directement dans une benne que le transporteur emportera à Voiron dans un papeterie, environ un camion par jour (26 tonnes).
Le reste poursuit son chemin sur le tapis.
Passage au crible à étoile qui sépare les emballages plats des creux , toujours par système d'inclinaison des tapis , les corps plats prennent un tapis, les creux un autre. Allez, allez, pressons ! ah ! ces messieurs de l'Hérault, toujours à la traîne avec leur camescope et leurs questions !
Le matériel part vers l'électro-aimant pour trier l'acier qui part vers une presse spécifique.
Passage du matériel restant dans la deuxième cabine où sont séparés manuellement plastiques PET type eau minérale et HEPC type bouteilles de lait qui tombent dans des containers différents puis direction les presses à balles, ainsi que les canettes en alu acheminées vers la presse à lingots.
15h15 c'est la pause pour les ouvriers du tri. Pendant qu'ils se reposent, un agent de maintenance vient contrôler les machines, surtout enlever les films plastiques restant coincés dans le crible.
La visite de l'intérieur est terminée, nous ressortons pour voir la partie déchetterie, c'est une plateforme classique avec les différents bacs, une armoire pour les toxiques et le relais des vêtements. De plus, un espace réservé au verre, non trié sur place, simplement en attente d'être véhiculés vers une verrerie.
Voilà ! Nous retournons dans le hall de l'usine : ouf ! nous sommes les premiers, notre guide est visiblement soulagée.
zoom

zoom

zoom

zoom

zoom

lire la présentation
dans La Dépêche du Midi

[ haut de page ]