Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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MONTPELLIER : Scandale sur la décharge
extrait du dossier du 21/05/01 de l'association «LE THOT C’EST TROP»


page1 - Pour soutenir nos actions en faveur de la fermeture de cette décharge, nombreux sont ceux qui ont posé cet autocollant sur leur voiture, leur vélo ou leur poubelle.
Mais les années passent, rythmées par le ballet incessant des bennes à ordures. Et la montagne de déchets continue de s’élever inexorablement, servant de garde-manger délétère aux goélands et aux rats, et semant à tout va papiers et poches plastiques.
Les associations de défense de l’environnement se sentirent pourtant bien seules dans ce combat.
Seules face à l’arrogance de certains élus. Seules face à des administrations évanescentes.
Seules face à des enjeux économiques où la nature n’a pas voix au chapitre.
Il y a toute une génération de responsables politiques, administratifs et économiques qui durant des années se sont moqués éperdument de l’environnement.
Ces responsables affirment que les milliers de tonnes de déchets de la décharge du THOT sont sans conséquence sur l'environnement et la santé. Ces mêmes responsables veulent à présent nous faire croire qu’ils sont les plus ardents défenseurs de la nature et que pour le THOT ils n‘y sont pour rien.
Les gentils, parfois, sont las d’être considérés comme des abrutis.
Alors nous présentons dans ce dossier l'ensemble des informations que nous avons collectées. La décharge du THOT y apparaît comme exemplaire en ce sens que c’est depuis le début de son exploitation une accumulation de non-respect des règlements et de négligences délibérées.
(...)
page16 - L’ENVIRONNEMENT A LA POUBELLE
Ce dossier est consacré à la décharge du THOT qui reçoit de-puis plus de trente ans les ordures de Montpellier et de ses environs.
Notre propos, en réalisant ce travail, fut de considérer les faits, les dates, les règlements, les lois, etc., sans autre parti pris que de comprendre et d’expliquer pourquoi le Thôt existe.
Il est surprenant qu’au coeur d’une région si convoitée par les touristes, au coeur d’une zone qui présente tant de richesses naturelles, cette décharge continue à grossir sans rencontrer de réelle opposition.
D’emblée, ce qui parait incroyable lorsqu’on étudie ce dossier est de constater combien les lois, es règlements, les circulaires et les promesses sont bafouées sans aucun état d’âme. Le «pragmatisme» des responsables politiques, économiques et administratifs, est confondant d’amoralité.
Mais si la duperie fut la règle dans cette histoire, pourquoi aucun combat efficace contre la décharge du Thôt ne fut-il mené ?
Une autre manière de poser la question serait : jusqu’où serions-nous prêts à aller pour défendre la nature ? Serions-nous d’accord pour réduire notre consommation, notre confort ? Serions-nous prêts à payer le prix ?
Dans l’introduction de ce dossier, nous critiquions une génération de responsables qui se moquent éperdument de l’environnement.
Mais reconnaissons qu’ils sont à notre image, nous avons les responsables que nous méritons.
La principale préoccupation de nos générations fut et reste d’améliorer très égoïstement et de manière quasi compulsive son confort de vivre sans soucis réel des incidences sur l’environnement.
Malgré une volonté apparente de changer cet état de fait, qui se caractérise par une accumulation délirante de lois et de décrets favorables à la protection de l’environnement, les choses n’évoluent que très lentement.
Réduire la pollution, gérer les déchets industriels et domestiques implique une réforme en profondeur de notre mode de vie et par là même de notre modèle social. Notre malaise face au problème est aussi celui de nos dirigeants. Mais eux ont trouvé la parade : ils organisent des réunions, ils communiquent ! Ce qui importe est ce que l’on exprime et non ce que l’on fait.
Combien dans ce cas l’étymologie est juste et cruelle parce que Exprimer (s’exprimer sur la nature, la démocratie locale, etc.) équivaut à mettre tout cela hors de nos préoccupations, à l’isoler très loin de sa réalité, à l‘extirper comme une maladie qui nuirait à notre équilibre économique.
Dans notre conscience collective nous nous fustigeons volontiers de notre irresponsabilité et sommes prêt à accepter n’importe quel beau parleur qui nous ferait croire en un monde meilleur dans lequel notre responsabilité ne serait pas impliquée.
Pourtant des moyens techniques existent pour réduire la pollution et gérer la masse des déchets.
Nous sommes capables de trouver des solutions, d’en chiffrer le coût, d’en appréhender les incidences économiques et écologiques.
Nous sommes capables d’imaginer une organisation qui du producteur au consommateur final réduirait de manière significative les déchets polluants.
Nous sommes capables de concevoir une économie qui serait meilleure gestionnaire des ressources naturelles...
Ce qui nous fait profondément défaut c’est notre capacité à respecter l’environnement, humain et naturel. Ce doit être, pour nos générations, une sorte de handicap fondamental cette incapacité à respecter le monde dans lequel nous vivons. Sommes-nous une génération à mettre à la poubelle ?
La génération future tant adulée par les politiques et les publicitaires, cette génération à présent adulte aura t-elle la volonté et les moyens de bousculer ses aînés ?
Et vous, êtes-vous prêt à vous engager pour défendre l’environnement?
Association Maguelone-Gardiole, 38 rue des Mimosas, 34750 Villeneuve les Maguelone

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