Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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La DRIRE visite le CET de Lambert ...et dévoile les mensonges de Sita-Sud

Dans le Midi Libre du 6 décembre, est paru un article où la Sita se veut très rassurante...   lire cet article
La DRIRE a effectué une visite d'inspection sur le site du CET de Lambert/Narbonne le mercredi 10 décembre 2003 (Site exploité par la société SITA-SUD). Cette visite a eu pour objet le rejet d'eaux pluviales dans le Valadou le 5 décembre 2003 suite aux fortes pluies du début de ce même mois.
Plusieurs constats ont été relevés. Les non-conformités par rapport à l'arrêté préfectoral d'autorisation et les écarts nécessitant des mesures d'urgence ont été traités par le biais d'un arrêté de mise en demeure et de prescriptions de mesures d'urgence.
Les autres observations sont traitées par le biais d'un arrêté de prescriptions complémentaires, avec avis du Conseil d'Hygiène.

La visite du 10 décembre a fait ressortir les constats suivants :
- Art. 14-2: Le 5 déc. 03, 2000 m3 d'effluents ont été rejetés dans le Valadou, en provenance directe du bassin de stockage des eaux pluviales, sans les analyses préalables requises.
- Art. 12-2: Les analyses du 5 déc. 03 sur le Valadou donnent des résultats de DCO (demande chimique en oxygène, ndlw) de 45 mg/L en amont et de 295 mg/L en aval (le seuil étant de 60 mg/L).
- Art. 4: Ces effluents auraient dû être évacués vers la station d'épuration de la commune de Béziers étant donné leur DCO.
- Art. 12-1 : Aucun fossé de collecte des eaux de ruissellement externe n'a été implanté contrairement à ce qui est requis.
- Art. 3: Les boues issues du traitement des lixiviats sont enfouies sur le site sans vérification de leur admissibilité.
- Art. 17: Le rejet du bassin de stockage des eaux pluviales dans le Vaiadou est réalisé par l'ouverture d'une vanne située sous le bassin, alors qu'une décantation et un dispositif permettant le contrôle de la qualité du rejet sont requis.
L'inspection a également relevé les points suivants :
- La référence de la pluie décennale a été dépassée en novembre et décembre 2003, d'où la nécessité de sa révision.
- Aucun dispositif de mesure du volume du bassin de stockage des eaux pluviales n'a été mis en place pour déterminer le degré de remplissage.
- Des suintements de lixiviats vers le réseau de collecte des eaux pluviales ont été observés.
- Des dégradations ont été observées sur le réseau de la surverse du bassin des eaux pluviales.
- De forts ravinements ont été observés au-dessus du réseau de la surverse du bassin des eaux pluviales et du Valadou, ce dernier ayant reçu, en amont du bassin des eaux pluviales, des coulées de boues et des résidus de déchets.
- Des suintements de liquide noir suspect, non collectés, ont été constatés en contrebas.
- Des résidus anormaux de couleur bleue ont été constatés dans le lit du Valadou et dans une strate du versant du périmètre d'autorisation du CET, en amont du bassin de stockage des eaux pluviales.
L'arrêté de mise en demeure a eu pour objet de traiter les écarts par rapport à l'arrêté préfectoral d'autorisation et de prescrire des analyses spécifiques dans le but d'étayer un diagnostic sur l'impact environnemental des rejets dans le Valadou.

L'arrêté de prescriptions complémentaires a pour objectifs de :
- reconsidérer l'installation actuelle du bassin de récupération des eaux pluviales, tant au niveau de son dimensionnement que de son fonctionnement,
- requérir un diagnostic sur l'impact environnemental des rejets effectués dans le Valadou,
- faire réaliser des travaux en amont du Valadou en raison des ravinements constatés,
- mettre en place la classification des déchets,
- demander une campagne d'évaluation de l'impact olfactif du CET, afin de répondre à une interrogation des riverains.

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