Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
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Saint-Aubin du Cormier : 1488-2000 la seconde bataille
extraits glanés sur le Web

Novembre 1999 : APPEL A MOBILISATION GENERALE

20 000 tonnes annuelles d'ordures Fougeraises, en terre sacrée et sépulcrale de nos ancêtres !
Là, sur la lande d'Ouée et dans les bois environnants, le 28 juillet 1488 à Saint-Aubin du Cormier, 6 000 bretons et leurs alliés ont versé leur sang pour un idéal qui reste le nôtre : Liberté, Dignité, Maîtrise de notre Destin !
Des élus de Bretagne auraient voté l'impensable démence !
Celle de souiller et de profaner l'ultime cimetière d'utopie des Bretons Libres !
Imaginons un instant, nos bons républicains transformer le Panthéon en pissotière, nos bons chrétiens faire du Vatican un lupanar lubrique… Grotesque n'est ce pas ? Et bien nous, nous allons faire mieux, nous allons assassiner une seconde fois nos 6 000 braves, cracher sur leur mémoire et leurs ossements, apporter le déshonneur sur nos générations à venir… Nous allons tuer l'Idée de Bretagne !

juillet 2000 : Communiqué de presse (extraits...)

Chers amis bretons, de cœur, d'origine ou d'adoption, nous vous remercions au nom de notre chère Bretagne, d'être présents ici aujourd'hui, une seconde fois, afin de pouvoir témoigner ensemble de notre détermination pacifique, à vouloir simplement le respect de notre Histoire, de notre Identité, et de notre Culture.
Est-ce trop demander, que de réclamer l'arrêt définitif d'un projet profanateur, qui consisterait à déverser des milliers de tonnes d'ordures ménagères, sur le site historique, où nos pères et leurs alliés ont versé leur sang pour un idéal de liberté ?
Est-ce trop demander, que de vouloir le respect de cette terre sacrée où sommeille la nation bretonne ? De vouloir le respect de ce lieu de mémoire et de recueillement, où s'affrontèrent les hommes d'une dizaine de pays différents ? Le respect de ce champ de bataille qui, aux yeux de la sagesse, vaut bien celui des guerres plus récentes ou contemporaines?
Est-ce trop demander, que d'espérer enfin y voir s'épanouir, plutôt qu'un tas d'immondices humiliant, un véritable Musée de l'Histoire Bretonne, Histoire interdite et bafouée depuis si longtemps, et que nos enfants ont soif de réapprendre ?
Est-ce trop demander, que de croire en une Europe de justice et de liberté, où enfin toutes les cultures minoritaires auront le droit d'exister et de se développer, dans un esprit de tolérance et d'ouverture, nécessaire à la véritable démocratie ?
Est-ce trop demander, que face au règne sauvage du pouvoir de l'argent, puisse survivre ou renaître celui plus subtil de l'intelligence du cœur, celui de l'Homme enfin réconcilié avec lui-même et la Nature ?
(…)
La commémoration de 1488 :
(…) Rappelons qu'en cette funeste journée du 28 juillet 1488 furent tués ou exécutés, puis enterrés sur place en de nombreux charniers disséminés sur une très large étendue, environ 6 000 Bretons et près de 4 800 alliés : 500 archers Anglais, 3 500 Espagnols, Basques et Gascons, ainsi que 800 soldats du St Empire Germanique ; sans compter bien sûr, les pertes des Français et de leurs alliés, dont nos élus "franco-bretons" ont également l'air de faire si peu cas...
(…)
En conclusion :
Dans les conditions démocratiques de respect indispensable, et dans l'intérêt même du SITCOM, qui devrait dors et déjà rechercher une autre solution, il nous paraît judicieux de songer, pour l'honneur et l'avenir de la Bretagne, à abandonner maintenant tout projet d'implantation d'un centre d'enfouissement de déchets sur la Hellandière. Mieux, le projet d'un grand Musée de l'Histoire Bretonne, semble la meilleure solution pour re-dynamiser la ville de Mézières sur Couesnon, et lui apporter, conjointement à ses atouts touristiques naturels, un pôle d'intérêt unique aux yeux des bretons, et d'un large public touristique à une échelle nationale et européenne.

Janvier 2003 : Lettre à Madame le Préfet de Bretagne

J’ai pris connaissance par la presse de l’existence d’importants fonds structurels européens (465 000 000 €uros), qui n’avaient pas pour l’instant trouvés dans leur globalité, projets en Bretagne afin d’en justifier l’utilisation.
Permettez moi d’abord de marquer mon étonnement à ce sujet, car à ma connaissance, les projets en Bretagne ne manquent pas, mais ils sont trop souvent étouffés par manque de moyens, d’aides et soutiens politiques, ou tout simplement par indifférence et manque de prise en considération.
En tant que président de l'association MAB, Musée Archipel Breton, dont l'objectif est la réalisation d'un Musée mémorial européen sur l'importante bataille internationale de Saint-Aubin du Cormier (30 000 hommes en armes issus de 10 nations européennes dont l'Angleterre, l'Espagne, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, la Belgique et la France, s'y affrontèrent le 28 juillet 1488 pour ou contre la souveraineté du Duché de Bretagne déjà établie depuis presque 7 siècles). Plus de 10 000 hommes de toutes les origines y trouvèrent la mort, et furent ensevelis sur place, dans ce grand champ de bataille de près de 500 hectares.
Cette première grande "guerre mondiale" médiévale, aujourd'hui malheureusement occultée par l'Histoire officielle de France, tout comme l'ensemble des Histoires et Langues des identités régionales originelles de France, fait partie intégrante des Histoires de Bretagne, de France et d'Europe, et notre projet ne peux mieux correspondre, il me semble, à l'objectif des fonds structurels européens. Je ne comprendrai donc pas, que nous ne puissions y avoir droit, alors que dans le même temps une partie de ces fonds serait sur le point de retourner vers l'Europe (70 000 000 €) faute de projet !
Je sollicite donc de votre part une entrevue à ce sujet, afin de discuter du fond et de la forme de ce dossier, dans lequel j'aimerais avoir l'aide technique de vos services d'Etat, rappelant simplement à votre devoir de mémoire que 1 500 soldats du Roi de France sont également enterrés là, et que c'est grâce aux conséquences indirectes de cette terrible bataille qu'il existe aujourd'hui un poste de Préfet de Bretagne, que vous avez, Madame, le bonheur d'occuper.
(...)

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