Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
télécharger ce bulletin (300 Ko)

[ texte précédent ] [ retour au sommaire ] [ texte suivant ]

Projet de centre de stockage de déchets ultimes à Sannerville (Calvados)
document reçu par email le 21 janvier 2004



Bulletin d'information de l'Association de Défense des Habitants du secteur de Troarn et du Site du Maizeret

Restons Mobilisés !!!

Rappel : En dépit de l'avis défavorable du Préfet du Calvados en date du 1er Août 2001 sur ce projet et des réserves émises par le commissaire enquêteur en 1999, la société VALNOR ONYX a décidé de déposer une nouvelle demande d'autorisation d'exploitation d'un centre de stockage de déchets ultimes sur la commune de Sannerville au lieu dit "Le Maizeret".

Bien que le conseil municipal de Sannerville se soit prononcé à une faible majorité pour le projet (9 pour, 6 contre, 1 abstention), la population dans son ensemble s'est très largement mobilisée durant le mois d'octobre et a montré toute sa détermination à refuser cette décharge.

Tous les conseils municipaux de la communauté de communes "entre bois et marais" se sont prononcés contre le projet tout comme Cuverville.

Différentes manifestations à Troarn et Sannerville et une réunion publique ont rassemblé plusieurs centaines d'habitants.

Des pétitions ont été signées pour protester contre ce projet de décharge par les parents d'élèves du collège de Troarn et par:
- plus de 300 familles de Sannerville.
- plus de 600 foyers du Canton de Troarn

Une population majoritairement hostile au projet

Afin de poursuivre le combat nous vous invitons à adhérer à l'Association

Nous envisageons une action en justice avec l'assistance d'un cabinet d'avocats.

LES RAISONS QUI EXPLIQUENT CETTE FORTE MOBILISATION

sur le plan humain :
- Ce sont 12 familles habitant le Maizeret dont les habitations sont à moins de 375 mètres du projet de décharge qui sont ainsi sacrifiées, dont 7 propriétés à l'intérieur du périmètre des 200 mètres. (impossibilité pour ces Sannervillais de réaliser des travaux d'extension ou d'améliorations)
- 3 communes sont situées à 1 Km 500 du site (Troarn, Touffreville, Sannerville)
- La densité de population est forte et en constante évolution sur cette partie de l'Est Caennais, en effet sur un rayon de 5 kilomètres se sont au total 13 communes et 14000 habitants, dont 2500 scolaires qui sont concernés.
- Cette zone a déjà payé un lourd tribu à l'élimination des déchets de la collectivité :
• 1 usine d'incinération à Colombelles
• 3 décharges dont une décharge de classe 1 (produits toxiques) à Argences, Touffreville, Sannerville.
- L'augmentation notable du trafic des poids lourds va générer des nuisances conséquentes pour les riverains du CD 37 en particulier sur l'agglomération de Troarn et va représenter un risque réel pour la sécurité des 500 enfants scolarisés au collège de Troarn qui jouxte cet axe de circulation.
- 96 camions par jour pendant les 4 mois de terrassement du site (1 camion toute les 5 mn)
- 40 camions par jour pendant 12 années durant la période d'exploitation du site (1 camion toute les 12 mn)

- une concentration urbaine importante
- une saturation des voies de communication
=> incompatibles avec ce projet !

sur le plan de l’environnement :
- 15 hectares d'espaces naturels pollués, une faune et une flore en danger.
- La notion de danger évolue dans le temps. L'évolution des techniques est telle qu'un produit considéré comme non toxique aujourd'hui pourrait ne plus l'être demain.
- Un produit inerte et isolé peut être un réactif puissant au contact d'un autre.
- En dépit de toutes les garanties techniques affirmées, on fait un pari hasardeux sur l'avenir de la nappe phréatique : le retour d'expérience concernant la stabilité de la couche d'argile ne permet aucune projection à long terme, d'autant que les excès climatiques ne sont plus aléatoires. Le dossier ne prend en considération à aucun moment cette situation.

POUR METTRE EN ECHEC CE PROJET

sur le plan de la santé :
- Lors des opérations de transport et de déchargement sur le site, de fines particules composées de métaux lourds (cadmium, plomb, amiante, dioxine…), seront dispersées dans l'atmosphère, cette situation est susceptible d'entraîner des difficultés respiratoires dans la population.
- Les jus issus du stockage des déchets (lixiviats), par transmission animale (mouche, moustique…) peuvent générer des maladies graves (Leptospirose, salmonellose…).

sur le plan de la parole donnée et rarement tenue :
- Les textes officiels précisent que les déchets d'origine animale, les déchets verts… sont strictement interdits en décharge de classe 2. Or, le préfet du Calvados a autorisé au mois d'août que 160 tonnes de carcasses d'animaux morts durant la canicule soient admis sur la décharge de Livry (classe 2).
- L'exploitation des anciennes décharges de Touffreville (La Grande Bruyère) et de Sannerville (Le Maizeret) s'est effectuée de façon opaque, seule la rentabilité importait. Aujourd'hui ces décharges sont laissées à l'abandon (faillite de la société) alors que s'échappent régulièrement des liquides (lixiviats) toxiques. De nombreux chênes centenaires situés à proximité sont devenus des arbres morts.
Cette situation est connue des autorités qui laissent faire. Qui va devoir demain assumer la réhabilitation de ces deux sites ?
Aujourd'hui on parle d'un stockage de déchets ultimes (Classe II), mais demain qui empêchera Valnor-Onyx de transformer cette décharge en Classe I (Déchets Hautement Toxiques)?

Légitimement on doit s'inquiéter sur la modification éventuelle de la nature des déchets admissibles

sur le plan technique :
A la lecture du dossier technique Valnor Onyx, nous avons relevé de nombreuses incohérences :
- Prenons une citation Valnor "dans le cas où une dégradation significative de la qualité des eaux souterraines serait observée, Valnor mettra en place un plan d'action et de surveillance renforcés". Valnor confirme qu'il y a un risque potentiel de pollutions. Si la nappe phréatique est contaminée cette situation sera iréversible.
- La définition du terme "déchets ultimes" pose question, si on se réfère en particulier à une interview du Ministre de l'écologie du 11 septembre 2001 à Agen, parlant de la notion de "déchets ultimes" "elle se heurterait à la difficulté de préciser une définition qui a justement été voulue floue", ce qui prouve qu'il n'y a aucune garantie quant à la nature des déchets admissibles.
- Il est dit qu' "il ne sera pas admis de déchets putrescibles ou contenant des matières organiques", mais quelques pages plus loin on peut lire "en cas de production constatée de biogaz, un programme de surveillance des rejets gazeux pourra être institué".
- Autre citation : "il existe un risque potentiel de désordre ou de rupture de digues" (digues qui retiennent les lixiviats). Avec les dérèglements climatiques actuels (fortes précipitations) nous pouvons craindre le pire en terme de pollutions à venir.
D'autres questions volontairement esquivées.
- L'acheminement et le traitement des lixiviats seront de la compétence de la commune : en cas de pollution c'est elle qui en assurera les conséquences. (environnementales et financières).
- Tout est prévu, tout est maîtrisé sauf que les odeurs nauséeuses persistantes seront bien présentes. Les habitants de la commune de La Feuillie, petite village de la Manche et ceux de Livry peuvent témoigner à ce sujet.
- Quant à l'utilisation de diffuseurs de parfums qui prouvent que les odeurs sont un vrai problème il suffit d'aller interroger les habitants de Cauvicourt et de Billy pour juger de leur efficacité !!!
- Quant aux mouettes, il est évident qu'elles trouveront là un nouveau terrain de prédilection.
- Quel sera l'impact du projet sur les transactions immobilières ?

A l'issue de l'exploitation du site, la décharge s'élèvera de 23 mètres (soit 12 mètres au dessus de la route départementale 37), l'impact d'une telle colline sur le paysage sera désastreux. Le cadre de vie des populations avoisinantes se trouvera ainsi détérioré. Cette colline marquera définitivement de son empreinte le paysage de notre commune.

Quel héritage allons-nous transmettre aux générations futures ?

Contact : Association des Habitants de Sannerville et du site du Maizeret - 26 rue du 6 juin - 14940 Sannerville

[ haut de page ]