Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

[ texte précédent ] [ retour au sommaire ] [ texte suivant ]

D'autres actus en Bourgogne...
Mobilisation à Vic-de-Chassenay

article reçu par mail et daté du 25 juin 2004

Une association est née : M. Stahl, J.-J. Picard, N. Gueneau, P. Groen et V. Courtin ont lancé l'association pour la sauvegarde du patrimoine de l'Auxois.

Après Bierre-lès-Semur, ce sont les habitants de Vic-de-Chassenay et des environs qui s'inquiètent de l'installation d'un centre d'enfouissement technique sur le territoire de leur commune. Une association vient de voir le jour.

Les panneaux «Non à la méga décharge» fleurissent le long de la route du côté de Vic-de-Chassenay comme ils ont fleuri aux alentours de Bierre-les-Semur. On le sait, la Côte-d'Or doit trouver un site d'enfouissement des déchets : après Bellenot-sous-Pouilly et Bierre-les-Semur, il semble que des prospections aient été faites sur le territoire de la commune de Vic-de-Chassenay. Aucune information officielle pour l'instant n'a été donnée sur ce nouveau site. Il s'agit d'une prospection semble-t-il privée. Mais la rumeur court. «On» aurait procédé à un premier sondage à 10 mètres. Des promesses de vente de terre seraient signées. Et le nom de la société Villers Services, qui prospectait auparavant sur Bierre-les-Semur, est de nouveau cité. Les choses semblent suffisamment avancées pour qu'une association, en réaction, naisse. Lors de sa première réunion d'information mardi soir, elle a réuni entre 150 et 200 personnes (Vic-de-Chassenay au dernier recensement avait 254 habitants), parmi lesquelles le président d'Auxois Ecologie et le vice-président de Bourgogne environnement.

Le projet
Une cinquantaine d'hectares serait concernée par le projet sur Vic-de-Chassenay, situés entre la route de Semur-Epoisses et le chemin de fer. Une zone, expliquaient Pierre Groen puis Sylvain Pignon, président de la société de pêche de Genay, traversée de deux rus, et où l'on compte une dizaine de points d'eau dont une source qui n'a « manqué » ni en 1976 ni en 2003. Compte-tenu de la structure géologique, expliquait en complément Vincent Courtin, (c'est une zone de sinémurien, un calcaire fissuré avec de la marne argileuse, et de calcaire gréseux friable, avec de nombreux affleurements rocheux), l'eau circule latéralement.
Le seul avantage de ce site, disait-on mardi, serait d'être protégé de la vue par des bosquets d'arbres.
L'association a voulu se renseigner au plus juste : selon l'enquête menée par Nelly Gueneau, le centre de Montjalin (dans l'Yonne, à côte d'Avallon) fonctionne en centre d'enfouissement technique depuis 1999 sur 15 hectares. Des mécanismes «anti odeurs» fonctionnent. La zone est dératisée tous les deux mois et du blé empoisonné est distribué gratuitement sur le site aux habitants qui en font la demande. Des informations qu'on a entendues en frissonnant dans la salle, mardi soir, à Vic-de-Chassenay.

Étendre la réflexion
La constitution en association de cette «première réaction» des habitants est en cours. Cela devrait lui permettre de participer, aux côtés de Bourgogne Environnement et d'Auxois Ecologie, aux réunions techniques du comité de suivi mis en place par les élus du secteur en avril dernier. Du moins c'était l'espoir qu'en avaient les animateurs de la réunion d'information mardi soir.
Il faut bien assumer les déchets que l'on produit, chacun était d'accord mardi soir. «Mais que ce soit en un endroit le plus sûr possible, un lieu où la pollution - inévitable - est minimisée» dira M. Stahl, appuyé par J. Picard. en attendant mieux, ajoutera-t-on dans la salle. Car, mardi quelques voix se sont élevées pour rappeler qu'en Allemagne par exemple 95 % des déchets sont recyclés, que les bouteilles de boisson gazeuse en plastique sont consignées, etc. La réflexion autour du site d'enfouissement s'ouvre vers une réflexion plus générale.

Jocelyne REMY

[ haut de page ]