Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Projet de décharge à la Dominelais : on remet ça !
texte reçu par email, le 1er septembre 2004

En consultant votre site, j'ai constaté que "notre" projet n'y était pas. Bien sûr, vous aurez en le lisant une impression de déjà vu, mais c'est un exemple qui montre qu'une bataille n'est jamais gagnée... ni perdue ?
Alors voilà:

Une longue histoire...
Au printemps 1998, après avoir monté leur coup en secret, des investisseurs industriels dévoilent un projet de décharge gigantesque : 50 ha, entre La Primaudais et La Bréharais, pour accueillir plus de 70000 tonnes de déchets industriels par an pendant 23 ans, soit l'équivalent d'un tas de 230 m de haut sur la surface d'un terrain de foot. Malgré le refus de la population massif et énergique (une pétition de 2500 signatures, des manifs, la municipalité en place, favorable au projet, balayée aux élections de 2001...), le préfet autorise le projet. Heureusement, une action en justice conjointe d'ARCAVIE et du Comité de Riverains (rejoints par la nouvelle municipalité de La Dominelais) permet de stopper, puis d'annuler cette autorisation en février 2003 : par trois fois, la justice nous donne raison, annulant le projet pour défaut de volet santé dans l'étude d'impact, jugement faisant jurisprudence...
Découragé, l'un des co-fondateurs de la TREE jette l'éponge, mais l'affaire est reprise par un autre industriel, la société Charles André SA, spécialisée en transport de produits dangereux (!)

Un refus motivé...
On nous dit qu'il faut bien des décharges, que le problème des déchets est grave, que l'on doit être des citoyens responsables et accepter ce projet pour le bien commun. Mais si nous refusons, ce n'est pas par égoïsme :
- un site mal choisi : situé aux sources d'un joli petit affluent de la Vilaine , dans une zone où la nappe phréatique est proche, le projet constitue une menace de pollution aquatique, visuelle, sonore et olfactive volontairement sous-évaluée par les promoteurs et les autorités. En plus, il est loin des sources de déchets qu'il va accueillir, d'où de continuels transports par camion, peu écologiques et peu sûrs.
- Un projet mal conçu : une étude d'impact faite à la va-vite et en dépit du bon sens (ex : l'étude faune-flore faite en hiver, et l'étude hydrologique faite en été, pendant une sécheresse historique...), des solutions techniques inadaptées et mal dimensionnées, un tri grossier et insuffisant des déchets entrants...
- Une menace pour le développement local : l'avenir du canton, c'est le résidentiel, l'accueil, au sein d'un tissu agricole et de petites industries respectant l'environnement et le bien-être des gens. Mais qui voudra s'installer à proximité d'une montagne de déchets ? et tout cela, pour 5 ou 6 emplois créés...
Le problème des déchets, c'est le résultat d'une politique et d'une industrie frileuses et myopes : privilégier l'enfouissement au détriment du recyclage et de la réduction à la source, en faire une affaire juteuse pour les capitaux privés, tenter d'imposer des décharges sans concertation et sans réflexion de fond, c'est aller dans le mur à coup sûr : pourquoi devrions nous supporter les conséquences de ces erreurs ?

Et ça repart...
Le 6 septembre 2004 démarre une nouvelle enquête publique sur un "nouveau" projet, qui n'est ni plus ni moins que le précédent avec un nouvel emballage. Mais nous sommes toujours là....

APPEL : J'aurais besoin d'URGENCE de témoignages de riverains de C.E.T. en activité : incidents, nuisances, données sur la perte de valeur immobilière, sur la démographie. Je pense qu'il serait bon, si cela n'existe pas encore, d'en faire un recensement complet qui pourrait servir l'argumentaire des opposants aux projets non encore créés.

Contacts :
Maire de la Dominelais : 02 99 72 94 48
Association ARCAVIE : P. Durand, 02 99 08 32 21, patrick.h.durand@wanadoo.fr
Comité de riverains : 02 99 08 32 49

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