Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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Main basse sur Autrèche ?
texte trouvé sur le site yggdrasil-concept.com, le 9 septembre 2004

Dernières nouvelles (reçues par mail le 3 janvier 2005) : juste un petit mot pour vous remercier d'avoir repris notre page d'info du mois de juin. Nous venons de gagner sur le fond au TA contre Onyx, pour la partie co-compostage, mais les vautours continuent à rôder dans notre village. Je demande à notre webmestre de mettre un lien vers votre site sur le nôtre. En attendant, je vais consulter le vôtre, qui a l'air très bien fait.
Le Président de l'ACRA

Site ravagé, odeurs pestilentielles, chantier permanent, défilés de camions chargés d'ordures : Est-ce cet avenir qu'une société multinationale réserve à Autrèche ? Une chose est sûre : l'entreprise qui supervise les carottages actuels avait préparé, par exemple, l'étude géologique de la décharge photographiée ci-dessus dans le sud de la France.

Les habitants d'Autrèche et de toute sa région avaient remporté la première bataille avec le refus du permis de construire du centre de co-compostage, opposé par M. le Maire au nom de l'État. Mais le 13 mai, la SETRAD/ONYX a déposé un recours devant le Tribunal Administratif d'Orléans. Le combat contre le centre de co-compostage n'est donc pas encore arrivé à son terme.
Déjà, une autre bataille s'annonce. Le mardi 11 mai, deux camions sont venus, malgré l'interdiction aux plus de 3 t 5, déposer une foreuse qui, depuis, effectue des carottages sur le terrain situé face à celui prévu pour le centre de co-compostage. Un constat d'huissier a aussitôt été dressé à la demande de la Mairie. L'ACRA, pour sa part, s'est mise au travail et a rapidement identifié l'entreprise qui supervise les travaux de la sondeuse : il s'agit d'une très grosse société (plusieurs millions d'euros de capital) spécialisée dans les études géologiques. Coïncidence, cette entreprise a effectué ces dernières années en France plusieurs études préalables à la création de décharges (dites "C.E.T", Centres d'Enfouissement Technique, en langage administratif).
Le terrain de plusieurs dizaines d'hectares, autre coïncidence, appartient aux mêmes propriétaires que celui prévu pour le centre de co-compostage. Et comme la dernière fois, le secret est absolu, l'opacité complète. L'un des propriétaires du terrain en question est conseiller municipal. Informer ses concitoyens sur un projet qui pourrait menacer l'existence même du village et l'équilibre économique de toute la région n'est-il pas le premier de ses devoirs ?
Que se passe-t-il réellement ? Selon toute vraisemblance, un commanditaire dont nous ne connaissons pas encore formellement l'identité est en train de rassembler les premiers éléments pour le dossier de création de cette décharge dont l'ACRA évoque la menace depuis près d'un an. Il est possible que l'on s'apprête à ensevelir Autrèche et sa région sous plusieurs dizaines de milliers de tonnes de déchets par an. Il est probable que l'on monte actuellement de manière quasi clandestine une opération purement financière qui pourrait gâcher la vie de toute une région, sans informer ni les citoyens, ni leurs élus, ni même la préfecture, sans même évoquer cette possibilité lors de l'enquête publique du Plan Départemental d'Élimination des Déchets !
Cette situation est scandaleuse, et attente aux principes mêmes de la démocratie et du droit à l'information. Nous appelons tous les habitants d'Autrèche et des villes et villages voisins à se mobiliser pour demander l'arrêt immédiat de ces sondages, la révélation de l'identité de leur véritable commanditaire, et pour exiger qu'on laisse enfin notre village et sa région mener leur développement comme ils le souhaitent. Nous ne laisserons pas des multinationales décider de notre avenir et détruire une région, sa qualité de vie et son activité touristique.
L'ACRA et tous ceux qui travaillent avec elle depuis le début de cette affaire, notamment la municipalité du village, la Réserve de Beaumarchais, les maires des villages et des villes de la région s'emploieront dans les mois qui viennent à faire toute la lumière sur ce dossier et à imposer le droit à être informé, le droit à vivre dans un environnement naturel, sain et agréable, sans respirer les émanations pestilentielles d'un terrain situé à quelques centaines de mètres des habitations et à 200 mètres d'un site touristique. Ce deuxième combat ne fait que commencer. Pour autant que le terrain se révélera conforme aux normes, ce qui n'est pas acquis, il faudra des années pour préparer l'enquête publique et tenter d'imposer ce projet. Nous serons là pour lui faire obstacle. Nous avons remporté la première bataille d'Autrèche. Nous sommes prêts à engager la deuxième, et à la gagner elle aussi.
Le Conseil d'Administration de l'ACRA

COMMUNIQUE - Autrèche : premier échec judiciaire pour Onyx
M. Jean Delaneau, Maire d’Autrèche, a annoncé le 7 juin au Conseil Municipal que l’appel en référé de la société Setrad/ONYX avait été rejeté par le Tribunal Administratif d’Orléans. La Setrad/ONYX demandait notamment au Maire de donner un avis favorable au projet sous peine d’une astreinte quotidienne exorbitante. Elle a été déboutée sur tous les points.
L’ACRA se réjouit bien sûr de cette excellente nouvelle – qui ne met cependant pas un terme à la procédure juridique. Alors que les mystérieux sondages continuent dans la plaine de Porcherieux, l’ACRA, qui regroupe à présent près de 300 adhérents demande une fois de plus à la Setrad/ONYX de mettre un terme à cette agression contre un village et une région qui ne veulent ni de ses projets, ni de ses méthodes.
L’ACRA appelle tous ses adhérents à assister à l’assemblée générale de l’association, le mercredi 23 juin, 20h, à Autrèche.

Publié par l'Association Civique pour le Renouveau d'Autrèche
Relais d'Autrèche, 23, rue du Général de Gaulle, 37110 AUTRECHE
autreche.acra@wanadoo.fr

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