Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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DÉCHARGE-EXTENSION
Le tribunal annule un arrêté du préfet
La justice en faveur des opposants

article du Dauphiné, reçu par mail en novembre 2006

Ils se gardent bien de tout triomphalisme. Pourtant, ce n'est pas une mince victoire que treize riverains de la décharge de Saint-Alban viennent d'obtenir devant le tribunal administratif.
Cet été, à titre individuel, c'est-à-dire pas au nom des associations qui luttent farouchement contre le projet d'extension du site, ils ont saisi la justice en référé, contestant un arrêté de juillet 2005 signé par le préfet de l'Isère, autorisant l'entreprise Morillon-Corvol à exploiter une carrière sur l'une des collines surplombant le centre d'enfouissement. L'objectif étant ensuite pour le SYVROM (*) et la communauté d'agglomération (*) d'utiliser l'espace ainsi libéré pour continuer à stocker des déchets, sans risquer la saturation.
La décision des juges est vite tombée, à l'issue d'une audience de plus de deux heures pendant laquelle toutes les parties ont pu avancer leurs arguments : ils ont ordonné la suspension du feu vert accordé par le représentant de l'Etat.
"Pour justifier leur décision, ils ont estimé qu'une telle activité d'affouillement n'est pas compatible avec le plan d'occupation des sols de ta commune de Reventin", explique Marie-Pierre Fiedler, l'une des requérantes.

Devant le Conseil d'Etat
Placée dans l'impossibilité d'engager les travaux prévus, l'entreprise s'est immédiatement pourvue en cassation, la demande n'ayant pas encore été acceptée ou rejetée par le Conseil d'Etat.
En attendant, les pelleteuses ne peuvent entrer en scène.
Pourquoi, alors que le bras de fer entre les collectivités et les contestataires dure depuis plusieurs années. avoir attendu si longtemps pour engager une procédure ayant toutes les chances d'aboutir ? "Il nous fallait une déclaration de travaux de Morillon-Corvol pour attaquer. Dès qu'elle a été publiée, nous sommes passés à l'offensive", indique Marie Fiedler, dont la maison se trouve juste au dessus de la décharge, à la limite de Vienne et Reventin. De son jardin où, quand les fenêtres sont ouvertes, elle dit percevoir régulièrement les émanations nauséabondes du gigantesque tas d'ordures, malgré les nombreuses évolutions que le Syvrom assure avoir apportées. Un voisin déclare même avoir été incommodé cet été, au point de quitter sa maison pour aller passer ses vacances ailleurs, et offrir un environnement plus sain à sa petite fille qui venait de naître.

Sophie GIRARD


Hier matin, 10 heures au pied de la colline que les opposants entendent protéger en empêchant qu'il soit détruit par l'exploitation d'une carrière, les camions-bennes déchargent leurs déchets.

Les opposants à la décharge animent un site Internet et mettent en ligne tous les éléments qu'ils possèdent sur ce complexe dossier, ainsi que leurs commentaires : Quant à la CAPV, pour faire valoir ses arguments auprès de la population, elle utilise sa publication "L'agglo Mag", disponible sur :

(*) Le Syvrom, c'est le syndicat à vocation multiple qui gère la décharge de Saint-Alban. Il regroupe 26 communes, celles du pays viennois et celles de la communauté de communes de Condrieu.
La communauté d'agglomération du pays viennois est quant à elle, chargée de la collecte des ordures ménagères sur tout son territoire.

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