Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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Pétition contre une décharge à Brocéliande
trouvé sur le site bretagne.breizhoo.fr le 24 septembre 2004

Des associations écologistes s'insurgent contre le projet d'un centre d'enfouissement des déchets ménagers à Gaël près de la forêt de Brocéliande.
La déchetterie doit être installée dans le sous-sol de Point-Clos sur la commune de Gaël en Ille-et-Vilaine. L'endroit a déjà servi de zone d'enfouissement jusque dans les années 1990. On y trouve aussi l'usine de compostage des ordures ménagères collectées dans les 66 communes voisines. D'après les initiateurs du projets, les déchets qui seraient enfouis auraient une durée de vie de 25 ans. Les associations écologiques s'inquiètent des conséquences pour la santé des habitants et la dénaturation du site de Brocéliande.

Complément d'info par l'Association Sauvegarde de Brocéliande
trouvé sur le site membres.lycos.fr/sauvebroceliande

Le choix de l’emplacement du site de stockage, le manque de rigueur technique de la conception de l’installation et une étude d’impact lacunaire nous inspirent les plus vives craintes quant aux conséquences irréversibles que ce projet générerait au sein de Brocéliande.
Cette forêt est le plus vaste ensemble forestier de Bretagne. Outre ses importantes qualités naturelles , ce site constitue un patrimoine inestimable du point de vue symbolique et historique. Nombre de contes, de légendes et de sources historiques puisent leurs racines au cœur de la forêt, qui nourrit la flamme identitaire et culturelle de la Bretagne, de la France, voire même de l’Europe dont la légende arthurienne est un des mythes communs et fondateurs.
Quelle type de forêt va devenir Brocéliande si nous laissons ce type de projet grappiller toujours plus de surface boisée, entraver la maîtrise de son développement par la population locale, polluer les cours d’eau et les étangs et dénaturer un paysage et une culture que les anciens étaient parvenus à préserver jusqu’ici ? Et surtout, quel reste de patrimoine serons-nous en mesure de transmettre aux générations futures ?
Le devenir de la forêt de Brocéliande ne vous laisse certainement pas indifférent, nous vous transmettons donc les informations dont nous disposons afin de vous permettre une connaissance approfondie de ce dossier.

ASSOCIATIONS
Votre mobilisation aux côtés des associations déjà engagées contre le projet (Centre de l’Imaginaire Arthurien, SOS Brocéliande etc. ) est fondamentale.

MEDIAS
La réaction et la mobilisation des médias est nécessaire si nous souhaitons que cette opposition ait un retentissement auprès du préfet qui doit prochainement rendre son verdict sur le dossier.

QUI SOMMES NOUS ?
La création d’une association a été la première pierre d’un édifice commun qui permettra de mener des actions d’éducation à l’environnement en vue d’une amélioration de la conservation d’un espace qui malgré la reconnaissance acquise connaît aujourd’hui un péril sans précédent.
Au delà de la réhabilitation du site de la déchetterie actuelle, qui trône à quelques dizaines de mètres d’une ZNIEFF, d’un site historique, d’un arboretum, et pire s’il peut-être à proximité de nombreuses habitations, nous voulons que Brocéliande soit protégée de tout autre projet d’enfouissement !
Véritable mouvement citoyen, cette association se nomme tout simplement SAUVEGARDE DE BROCELIANDE.
Elle regroupe non seulement des riverains, mais aussi et surtout, des élus locaux, des agriculteurs, des acteurs du tourisme et de la culture locale, ainsi qu’un certain nombre d’associations adhérentes .
Cette association a également été renforcée d’adhérents extérieurs au département, extérieurs à la région voire au territoire national, et qui sont particulièrement sensibles à la protection de Brocéliande, cœur de la légende arthurienne. Touristes, vacanciers habituels, passionnés de la geste arthurienne de l’Europe entière, médiévistes, ou simple amateurs d’espaces naturels préservés où se balader, nombreux sont ceux qui nous rejoignent.
Vos signatures nous sont un précieux soutien, votre engagement au sein de l’association un secours généreux qui marque la sincérité de ceux qui se reconnaissent dans nos idées. Celles-ci sont simples mais constituent l’unique barrage face aux projets les plus fous de ceux pour qui seule la logique du gain compte. Le règlement intérieur figure sur ce site et vous pouvez adhérer par simple courrier !
Alors rejoignez-nous !

GENESE DE CE MOUVEMENT CITOYEN
Cette association est en effet née du constat qu’une multitude de projets d’aménagement et de « développement » non maîtrisés et non rationnels a vu le jour, tant dans la forêt qu’à proximité des villages alentours. Ces projets sont bien souvent autorisés sans qu’une concertation réelle de la population locale ne soit réalisée. Il arrive même fréquemment que les habitants ne soient pas consultés. Or, certaines installations provoquent des nuisances importantes (pollution des sols, de l’air, des nappes phréatiques, nuisances olfactives et paysagères, etc.) et les villages et habitations peuvent parfois se retrouver en plein cœur de zones à hauts risques sanitaires. Lorsque les populations sont informées, ce type de projet peut engendrer de vives protestations, mais l’on peut se demander quel poids est alors accordé à ces revendications. A ces problèmes de santé publique, s’ajoutent toutes les considérations liées à l’impact de ces projets sur l’écosystème forestier (pollution des eaux, baisse de la superficie boisée, disparition progressive des essences forestières primaires, perte de biodiversité, dénaturation de certains sites par un urbanisme non intégré etc.).
Enfin, et par conséquent ces projets imposés de l’extérieur ou d’en haut sont souvent en décalage voire en contradiction avec les orientations données par les populations locales à leur propre développement. Ils se heurtent ainsi de plein fouet au développement du tourisme vert et culturel qui fait vivre et fonde les espoirs d’une grande partie des « bréciliens ». Ces projets sont aussi parfois en contradiction avec le développement harmonieux des activités agricoles et sylvicoles. Ils ne correspondent donc souvent pas aux objectifs effectifs d’un développement humain durable qui repose nécessairement sur le volontarisme et les aspirations des populations concernées. Il semble donc nécessaire de se poser une question fondamentale : quelle type de forêt va devenir Brocéliande si nous permettons à un développement non maîtrisé de grappiller toujours plus de surface boisée, d’entraver la maîtrise de son développement par la population locale, de polluer les cours d’eau et les étangs et de dénaturer un paysage et une culture que les anciens étaient parvenus à préserver jusqu’ici ? Et surtout, quel reste de patrimoine serons nous en mesure de transmettre aux générations futures ?
C’est pour que cette question ne reste pas sans réponses et pour qu’une véritable action soit engagée que nous avons décidé de créer cette association. Son objectif fondateur est de réhabiliter l’ancien site de la décharge de Point-Clos, et de faire en sorte que plus jamais ne se reproduise pareille abomination en forêt de Brécilien !

REGARD CRITIQUE SUR LE PROJET de nouvelle déchetterie à Point-clos
  • De manière générale, le dossier d’étude d’impact apparaît très largement insuffisant et incomplet.
    En particulier, ce projet est loin de répondre tant au niveau de sa localisation que de sa conception aux exigences découlant de la loi sur l’eau.
    Ce projet est, en effet, situé en tête de bassin, sur un sol particulièrement perméable, sur une hauteur cernées de sources et à quelques kilomètres seulement de l’étang au Duc dont l’eau est utilisée pour l’alimentation des Communes environnantes ;
  • Le projet s’inscrit sur un site inclus dans le dossier départemental des risques majeurs à raison, en l’espèce, du risque notable de feux de forêt. Le centre de stockage projeté est situé à 40 mètres de la forêt domaniale de Gaël-Paimpont et à une distance similaire d’un espace boisé situé à l’Ouest.
  • Il culminera donc à 14 mètres au dessus de la cime des arbres. La décharge devant être créée et dont il est souligné qu’elle présente des risques importants en terme de départ de feu, sera, en outre, sise sur le site d’un ancien aérodrome militaire dont le sous-sol recèle un nombre important de bombes datant de la seconde guerre mondiale. Pour autant, un stockage d’hydrocarbures est également prévu. Enfin aucun dispositif sérieux de prévention des risques d’incendie ne figure dans le projet.
  • Le Projet est intégré en très grande partie dans le périmètre d’une ZNIEFF II : ceci ne figure pas dans le dossier alors même que « les ZNIEFF de type II doivent faire l’objet d’une prise en compte systématique dans les programmes de développement afin de respecter la dynamique de l’ensemble du milieu ».
  • Les déchets destinés à être stockés sur le site d’enfouissement ne correspondent pas à la définition des déchets ultimes telle qu’elle a été définie par les textes en vigueur.
  • Le principe de réversibilité n’a pas plus été intégré dans l’élaboration du dossier (CAA Nantes, 15 juin 1995, SIGTDMA : BDEI 3/1996, p.2, concl. Isaïa) ;
  • Le projet se situe sur le site d’un arboretum et d’un ancien aérodrome militaire datant des pionniers de l’aviation et pour lesquels un projet de mise en valeur est actuellement à l’étude ;
  • Le projet se situe sur le site d’un mémorial de la seconde guerre mondiale érigé en l’honneur des aviateurs américains du 354th Fighting Group basés à cet endroit même durant les combats de la Libération.
  • L’impact du projet sur les activités agricoles, touristiques et culturelles qui constituent la principale ressource du développement de ce secteur n’a pas été pris en compte dans le dossier.

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