Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

[ texte précédent ] [ retour au sommaire ] [ texte suivant ]

Centre d'enfouissement et de traitements des déchets de Pornic
article du site perso.wanadoo.fr/assovmp

La création du futur centre d'enfouissement et de traitement des déchets de la communauté de commune de Pornic part sur de mauvaises bases.
Nul doute qu'un tel centre est nécessaire, ou plutôt, nul doute qu'il faut organiser un recyclage, ou un traitement des ordures ménagères.
Mais quelle confiance peut-on accorder à la CdCP, lorsque dés le départ il y a manipulations, mensonges et manque de transparence ?

«Le centre d'enfouissement actuel fermera en 2004, il y a urgence.»

Le projet : la Communauté de Commune de Pornic (CdCP) veut faire un site d'enfouissement et de traitement des déchets, pour une population future de 50 000 habitants, sur 83 HA naturel non pollué.
En 2003, selon le président de la CdCP : «Le centre d'enfouissement actuel, situé à St Michel Chef Chef doit fermé en 2004. Il y a donc urgence à acheter la ferme Ste Anne, pour créer un nouveau CET !». Propos largement diffusés en janvier, février et mars 2003.
Ce qu'il n'a pas dit :
--> Cette urgence n'est pas nouvelle, puisque depuis plus de 10 ans nous savons que le CET actuel doit être fermé, ce n'est donc pas une « urgence », une situation imprévue.
--> Une demande de prolongation du site actuel a déjà été faite auprès du préfet en 2000, prolongation demandée jusqu'en 2007 ! ????????
--> Quelle urgence ? un CET ne se crée pas en 1 an, mais après des études de terrains, technique et de faisabilité. Après une réelle concertation avec la population. Après 2 ou 4 ans d'études, de demandes de certification, de fabrication, de contrôles,... etc.
Alors pourquoi cette fausse précipitation ????

Présentation de la Ferme sainte Anne, futur centre de traitement des déchets.

La ferme Sainte Anne est une propriété de 83 hectares, qui était exploitée jusqu'en 1999 (mort du propriétaire). Contrairement à ce qu'a dit certains responsables de la CdCP, cette ferme n'était pas à l'abandon, elle est viable.
C'est une ferme d'un seul tenant, avec des haies, des barrières, des sources, des plans d'eau, et des bosquets, des bâtiments agricoles. Idéal pour un exploitant.
Ce n'était pas une ferme de culture «intensive», mais un endroit sain, propre et «écologiquement» bien entretenu. Il faut ajouter que ce site est le départ de plusieurs sources.
Ce qui lui est fatal : elle a l'«avantage» d'être dans le coin de la CdCP le plus éloigné de Pornic, ville «phare» de la CdCP, ville qui représente pourtant 45% des habitants, presque la moitié des déchets ménagers ! Pornic doit être propre, bien que ce soit la plus peuplée, et la plus grande commune de la communauté de communes.
«Aucun agriculteur ne voulait ou ne pouvait reprendre cette ferme.»

Selon la CdCP : «Aucun agriculteur ne voulait ou ne pouvait reprendre cette ferme». C'est faux !
Des agriculteurs ont postulé pour l'achat de cette ferme. Ils ont fait la demande en temps et en heure. Tout était prêt. Mais pour des raisons obscures, ils n'ont pas été retenus par la SAFER. (Société privée d'achat et de revente de fermes et de terres agricoles)
Par contre c'est la CdCP qui a eu le lot, bien qu'elle ait fait sa demande après la date de clôture des dossiers. La SAFER a vendu cette ferme viable tout en sachant qu'il était prévu de faire un centre de traitement des déchets...
La ferme

Sainte-Anne
«Nous travaillerons dans la transparence et dans la concertation avec la population».

Argument souvent avancé par la CdCP. QUELLE hypocrisie !
Ce qui précède montre déjà l'état d'esprit de la CdCP.
Le plus drôle arrive :
Plusieurs habitants ont été demander les procès verbaux des conseils communautaires concernés. Normalement ils sont consultables aux bureaux de la CdCP, immédiatement, et sur place, sans conditions, avec possibilité de les photocopier.
Mais à Pornic, à la Communauté de Communes de Pornic, ce n'est pas comme cela, il faut donner son nom et son adresse, et il faut que ce soit Monsieur le Président lui-même qui donne son autorisation personnelle, quand il a le temps.
Un habitant a satisfait à ces exigences antidémocratique et pourtant au bout d'un mois les documents n'étaient toujours pas consultables !
Passé ce délai, il a demandé l'aide de la CADA.
Après un échange de correspondance, celle-ci obligea la CdCP à fournir les documents demandés. Voici en dossier joints, les différentes correspondances.
1-- Lettre à la CADA, demandant l'autorisation d'accès aux documents administratifs,
2-- Lettre de la CADA à la CdCP
3-- Réponse du Président de la CdCP à la CADA (à lire pour rire un bon coup)
Devant ce manque évident de transparence nous avons fait un communiqué de presse. Pour qui ? Pour quoi ? A quoi cela sert-il ? A pas grand chose, car l'article n'est pas passé.
Par contre, dans la même semaine, un autre article est paru montrant que la municipalité travaille avec un esprit de concertation... Étrange ?

Hé oui la situation est claire, il n'y a pas de transparence.
Pourtant c'est notre avenir qui est en jeu. Notre avenir économique, écologique et social.
Le choix du futur site du CET a été imposé, contre toute logique, contre l'avis de nombreux habitants.
  • Quelle espérance de transparence pouvons attendre lorsqu'il faudra faire un choix sur la quantité de déchets à traiter. 1,2,3, ou 6,10 communauté de communes? Déjà le président parle de rentabilité économique...
  • Le choix des déchets. Ménagers, que ménagers ou avec quelques déchets industriels, pour rentabiliser les fourneaux ?
  • Quel enfouissement ? Quelle sécurité pour les sources,... etc.
  • Quel choix pour les déchets ultimes ? Pyrolyse, incinérateur ? Etc.
Il faut faire quelque chose des nos ordures, certes, mais n'oublions pas que les grands gagnants sont les producteurs d'emballages, et ceux qui les traitent.
Est-ce qu'il faut laisser les gens intéressés financiérement se débrouiller SEULS, sur notre dos ???

[ haut de page ]