Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

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Projet d'implantation d'un centre de stockage de déchets
sur le site de Pichecarde à Lubec, commune d'Audenge

trouvé sur le Net

Réactions et arguments de l'association Vigidécharges Audenge Marcheprime avant enquête publique

Le 25 avril 2005, le maire d'Audenge, M. Gadou a officiellement annoncé la fermeture de l'actuel Centre d'Enfouissement Technique en présence du sous-préfet M. Rogelet à Audenge lors de la commission locale d'information 2005. Nous sommes satisfaits de cette décision.
Au cours de cette même réunion, il a été envisagé de commencer dès à présent à un site de remplacement, à Audenge de préférence. La transparence et la concertation se sont ensuite limitées à quelques personnes.
Nous regrettons vivement le manque d'information du Maire d'Audenge sur ses intentions de prospecter. Un projet de centre de stockage de déchets devrait logiquement s'accompagner d'une recherche préalable de sites en collaboration avec les pouvoirs publics, notamment le Conseil Départemental des Déchets (CDD) instance du Conseil Général et d'une anticipation avec eux des politiques de gestion es déchets et de la réduction de leur production.
Il est d'autre part dommage que la société EDISIT ait comme démarche de trouver d'abord un maire favorable au projet avant de chercher le site le mieux approprié sur le territoire de la COBAN. Si la communauté des communes, la COBAN existe, c'est bien pour une concertation intercommunale dans la gestion des déchets, et dont M. Baudy a la responsabilité. L'initiative d'un tel projet aurait du être mené par M. Baudy. Il semble qu'ici le rôle de chacun ne soit pas respecté.
L'importance de tels projets mérite une information précise des habitants, notamment ceux des quartiers proches des endroits à prospecter. Il est regrettable que ce soit la venue des camions analyseur qui ait averti les riverains.
Nous condamnons fermement l'acte de sabotage qui a suivi.
Notre démarche de créer une association réunissant des habitants d'Audenge et de Marcheprime avant toute enquête publique, vient pour pallier le manque de consultation citoyenne dans ce dossier. Nous souhaitons que nos arguments soient pris en compte lors de sa rédaction. Notre but étant de veiller à ce que l'option 1.choisie par la COBAN pour remplacer l'actuel CET soit respectueuse de l'environnement et n'ait pas d'impact sur les populations humaines.

Localisation géographique du site envisagé.
  • On notera avant tout la localisation du site envisagé sur le lieu-dit " Pichecarde " dans le Parc Naturel Régional des Landes et de Gascogne, où le patrimoine naturel doit faire l'objet d'une attention toute particulière pour être préservé.
  • Le site envisagé est localisé dans un massif de pins.
    Il est tout d'abord regrettable d'envisager la disparition d'une telle surface de forêt, de la biodiversité qu'elle abrite et du grand rôle de régulation hydrique qu'elle joue sur les sols.
    D'autre part, la grande proportion de méthane et autres substances hautement inflammables (monoxyde de carbone, sulfure d'hydrogène, benzène) dans le biogaz augmenterait grandement les risques d'incendies dans ce massif de résineux déjà très sensible.
    - chaque année, les décharges sont causes d'incendie (dans la région Méditerranéenne, elles correspondent à 5% des causes de départ de feux et 10% des surfaces annuelles brûlées).
    - sur un échantillon de 20 accidents répertoriés dans les centres de stockage des déchets de classe 2 par le Ministère de l'environnement, 14 concernent des incendies.
    Le risque accru d'incendie provoqué par l'implantation d'un centre de stockage de déchets de classe 2, ajouté à la proximité des habitations situées à l'intérieur même du massif forestier pourraient porter atteinte à la sécurité des habitants de Lubec et de ceux du quartier de la Possession à Marcheprime.
Comme vous pouvez le constater sur la carte ci-contre, le site envisagé serait situé très près des habitations :
  • à 500m des premières habitations de Lubec,
  • à moins d'1km du centre de Lubec,
  • à 2.1km des premiers quartiers de Marcheprime (Lotissement de la Possession) sous les vents dominants d'Ouest
  • et dans une zone en constante augmentation démographique.
Les personnes habitants à proximité du centre de stockage de déchets subiraient :
  • une gêne immédiate due aux nuisances olfactives qu'occasionne le biogaz qui s'échappe du système de captage,
  • une pollution mécanique de par les déchets emportés par le vent (ex : sacs en plastique) et les nuages de poussières soulevées par l'activité de la zone,
  • une pollution sonore lié au trafic des camions, bruits de déchargement, signaux de chantiers divers.
Tout ceci aurait un fort impact psychologique chez les riverains, perturberait significativement leur cadre de vie et serait la cause d'une forte dévaluation de leurs biens immobiliers.
A plus long terme, l'exposition continue au mélange de gaz toxiques et/ou cancérigène issus de la fermentation anaérobie des composés organiques comme entre autres le sulfure d'hydrogène, le benzène, le toluène, ou les composés chlorés (chlorure de vinyle, chloroéthylène, dichlorométhane…) pourraient avoir des conséquences graves sur leur santé.
  • Des études européennes et américaines ont rapporté l'augmentation significative de certains symptômes chez les riverains de décharges d'ordures ménagères sur un rayon de 5 à 10 km (maux de tête, nausées, irritation et infection des yeux, toux, asthme, allergies, maladies de peau, affections respiratoires et digestives).
  • Une étude a également été menée par le Dr Pluyers, cancérologue. Sur la centaine de personnes étudiées, il a décelé une diminution des défenses immunitaires et donc une disposition accrue à développer un cancer, les habitants les plus sensibles étant situés dans un rayon de 500 mètres autour de la décharge et une situation normale étant retrouvée à partir de 4km.
  • D'autres études établissent a priori une relation entre le fait de vivre à proximité d'une décharge et le développement de cancers, notamment celles de Goldberg et al. mettant en évidence une incidence plus élevée des cancers du poumon, de l'estomac et des voies biliaires intra hépatiques chez les riverains de décharges d'ordures ménagères.
Par ailleurs, la prolifération d'animaux (oiseaux, rats, insectes), vecteurs de maladies et de parasites à proximité du centre pourrait accentuer le risque sanitaire.
C'est pourquoi il est impératif d'identifier les zones situées à une distance respectable des habitations en prenant également en compte la direction des vents dominants pour épargner les principales agglomérations, lors du choix d'un site destiné à une telle activité.
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