Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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Salindres, ville poubelle ?
trouvé sur leur site

C’est un beau roman, c’est une belle histoire...
Nous sommes de simples citoyens qui, ayant appris qu’une usine de tri-compostage allait s’implanter dans notre commune se sont posés des questions.
Pourquoi nous sommes-nous posés des questions ? Parce qu’on nous a dit : « ne vous faites pas de souci, ce projet est parfait »
De nos jours, lorsqu’un élu vous dit « ne vous faites pas de souci », le citoyen de base commence par habitude à avoir des doutes.
Ce fut notre cas... et, comme nous n’avions aucune explication, aucun détail, mais que des propos rassurants, nous avons, chacun de notre côté et après trois mois d’enquête su disséquer l’objet du délit, ou plutôt du délire !
Une usine de tri compostage est un mot « trompeur », car on pense « tri » puis « compostage ».En fait c’est un endroit où l’on va amener un camion toutes les 6 minutes débordants de 50.000 à 60.000 tonnes par an de déchets compressés par les bennes à ordures, baignant dans leur jus. Et là, 8 malheureux ouvriers chargés du tri putride vont à la cadence de 2500 gestes à l’heures essayer de trier vos déchets en vrac....et broyer, composter le tout en un infâme « brouet » que l’on nommera compost. Ce compost contiendra des résidus de plastiques, de métaux lourds, de toxines, voire de spores, et tout cela avec comme estampille une belle norme déjà dépassée... un compost dont personne ne voudra, et qui repartira en décharge. Et s’il ne part pas en décharge, si l’exploitant le met dans des ronds-points, ou pour faire des talus, à la première pluie, le lixiviat (le jus) ira pourrir les environs et la nappe phréatique.

Ceci dit, qu’avons-nous fait ?
Première manifestation silencieuse le 03/12/2005 lors de l’inauguration du stade à la pelouse synthétique de Salindres. Commentaire du sénateur ROUVIERE : « les chiens aboient, la caravane passe ». Malgré de nombreux mails de protestation, le sénateur arrogant ne daigne pas répondre à des observations venant du bas peuple. Cet homme à l’évidence a un profond respect des citoyens.
Les chiens que nous étions pourtant n’avaient rien fait que distribuer un tract.
Lettres aux élus, rappel du principe de précaution.
Tout ce beau monde nous regardait de haut, un petit sourire narquois au coin des lèvres.
Observation de Daniel VERDELHAN sur nos écrits : « commentaires ineptes »

Nos courriers officiels ?
  • Maire de Salindres : 27/10/2005, 15/12/2005
  • Maires de St Privat, Mons, Rousson le 14/11/2005
  • P. MALAVIEILLE 12/12/2005
  • Président du SMIRITOM, Max ROUSTAN : 22/07/2005,14/11/2005,15/12/2005,26/12/2005
  • Lettre au Sous-Préfet Stéphane GUYON : 17/01/2006
Le 20/12/2005 nous manifestons en silence avec nos banderoles lors de l’assemblée plénière du SMIRITOM, qui, dans un simulacre de délibération totalement surréaliste va entériner le transfert de cet énorme projet d’un groupement conjoint RUAS EPUR Cévennes Déchets à une petite société, Cévennes Déchets qui fait du tri sélectif et du compostage de déchets verts dans une usine d’Alès dont les photos vont stupéfier l’assistance lors de notre réunion du 26/01/2006 : nos slogans « tri-patouillages » « dossier Boudon, marché bidon »
Nous donnons à chaque élu présent un tract sur lequel nous écrivons « vous allez entériner et voter un acte illégal »... les élus votent comme un seul homme.(sauf le Maire de Rousson) Nous prenons des photos de tout le diaporama présenté et enregistrons les propos tenus par Daniel VERDELHAN, et le désormais célèbre « je ne veux pas demander son avis à la population » (sic), ce qui est normal pour un démocrate.
Lors de ses vœux, alors que nous en sommes à notre quatrième tract, Daniel VERDELHAN, dans un élan poétique nous cite Shakespeare : « much ado about nothing » : « beaucoup de bruit pour rien »
Comme le dit PAGNOL, dans Marius « quand on fera danser les couillons, il sera pas à l'orchestre ! » ce jour là, le pôvre, il aurait mieux fait de se taire !

Début janvier nous en sommes à plus de 1800 signatures sur notre pétition contre ce projet, toutes déposées chez huissier. Le nombre des médecins qui ont signé une pétition spécifique très clairement opposés au projet en étonne plus d’un ! Même Max ROUSTAN qui ne comprend pas début Février 2006, lors de sa réunion du vendredi...(nous avons nos espions !)

Le 12 Janvier, rencontre avec le Président du SMIRITOM, Max Roustan .
Deux heures durant lesquelles, après nous avoir menacé de la grande maison (le palais de justice), Max nous prouve, avec son collaborateur Monsieur LANOIR, ingénieur en environnement, qu’ils ne connaissent pas leur dossier. Et là, c’est dramatique. Comment des gens qui se disent responsables peuvent ne pas connaître le nom de la société qui a conçu le projet ? C’est une histoire de fous !
Nous distribuons notre cinquième tract : « nous allons donner des informations sur ce montage scandaleux » Chose incroyable : nous parlons d’illégalité, de « montage scandaleux »... nous espérons être attaqués en justice pour diffamation... et alors ?
Rien ! Il ne se passe rien, parce que nous disons tout simplement la VERITE.

Et puis arrive le lundi 23 janvier au matin : Fr3 nous contacte. Le soir même, premier reportage, avec trois passages aux infos régionales, dont un dans l’édition Languedoc-Roussillon.
Dans la foulée, c’est Radio France Bleue Gard Lozère qui nous demande de nous exprimer dans un forum...et là, alors que tout les intervenants sont contre ce projet ou s’interrogent, c’est un conseiller municipal, brave soldat de la vielle garde qui va au casse pipe... lui aussi, il en prend pour son grade, car sa leçon mal lue, il l’avait mal apprise : il nous parle d’une usine de 3000 m²... elle en fait 13.000 ! Il aurait mieux fait de rester au lit ou de mettre des fleurs dans ses belles jardinières !

Puis vient notre réunion publique. Une partie du conseil municipal recule vers le fond de la salle, mal à l’aise, cachée derrière les épaules de Daniel VERDELHAN qui se tassent et rétrécissent jour après jour, assisté de l’ingénieur du SMIRITOM qui enregistre notre réunion en se cachant maladroitement. (eh ! oui, on l’a vu !). Commentaire de l’un des élus salindrois: « je pensais jamais qu’ils pourraient amener autant de monde »
La réalité est là : la salle Becmil ne peut plus accueillir personne. Les spectateurs sont dans le hall.
Trois mois d’un travail acharné, deux heures de conférences, dans un silence absolu.
Le Collectif donne la parole à Daniel VERDELHAN, poussé par une habitante de Saint Privat, ancienne directrice d’école de Salindres ; le maire répond « nous ferons notre réunion » Il lui est répondu « C’était à vous de nous informer : nous avons fait votre travail ». Nous passerons rapidement sur les applaudissements de la salle.

Le 26 Janvier 2006, « l’espoir changea de camp, le combat changea d’âme ! »
Les citoyens savent que la démocratie n’est pas qu’un mot lancé du haut d’une estrade.
La démocratie, ça se vit. La démocratie, c’est ne pas vouloir imposer sa volonté à un peuple imbécile. Être un Maire, ce n’est pas vouloir être « LE MAÎTRE »
Deux jours plus tard, encadré en première page du Midi Libre, puis grand article de fond en page intérieure. Le Collectif existe et il est reconnu. Les habitants remercient ses membres pour la qualité de leur travail. Le Collectif qui écrivait des inepties, qui faisait beaucoup de bruit pour rien va être reçu par le Sous-préfet le 09 février, bientôt par le Directeur de RHODIA.
Nous attendons avec sérénité l’hypothétique réunion du Maire accompagné de son fidèle ami Max ROUSTAN. Si cette réunion se fait, nous vous demandons de venir encore plus nombreux. Nous espérons qu’il n’y aura pas de chaises dans la salle pour qu’il y ait encore plus de monde. Nous n’aimerions pas être à la place des élus ce soir-là, car nous pouvons déjà vous le dire, si la parole nous est donnée comme nous l’avons donnée à Daniel Verdelhan, nous donnerons ce soir-là l’estocade à ce mauvais projet.

Que se passe-t-il dans Salindres en ce moment ?
Dans la rue, au café, chez les commerçants, à l’usine, on parle beaucoup de cette soirée, et personne ne comprend plus l’entêtement du maire, sa conception du dialogue avec les habitants, ni le silence gêné des conseillers municipaux.
En fait, comment expliquer l’inexplicable ?
C’est aux habitants de se poser des questions, c’est aux citoyens d’interroger leurs élus, mais cela, le Collectif ne peut le faire à leur place.
Voilà, c’était en quelques lignes l’histoire du Collectif, de « votre » Collectif.



La pétition continue, vos adhésions nous permettent d’envisager notre futur combat judiciaire - s’il s’avère nécessaire - avec sérénité et vous pouvez toujours venir apprendre les dernières nouvelles lors de nos permanences le vendredi soir (de 18 :00 à 20 :00) à la Maison des Associations.
Notre nouvelle adresse postale (car nous recevions le courrier avec parfois un mois de retard) est au : 2 rue du Centenaire Péchiney. 30340 Salindres.
Dans quelques temps, le Collectif espère qu’il pourra inviter les populations de Salindres et des communes voisines pour fêter la victoire de la démocratie sur ceux ont essayé de la confisquer.
Le Petit Poète


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