Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
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Graulhet (81) : A la suite d'une fuite de lixiviat
trouvé sur le site "amisdubochet.free.fr"

Samedi 23 décembre 2000 : Le préfet suspend l'activité du centre d'enfouissement

Une fuite accidentelle de lixiviat a eu lieu, le 7 décembre dernier, dans le casier n°7 de stockage des boues, du centre d'enfouissement technique de Bouquodaze.
Cet accident technique est intervenu lors de la couverture du casier n°7. il y a eu un barrage de boues et une accumulation d'eaux de pluies. Le poids a mis l'eau sous pression. La bâche de protection (géomembrane) a éclaté sous la pression.
Le sol a également subi cette pression.

L'étanchéité a été ainsi détériorée et un écoulement de lixiviat a été constaté à une vingtaine de mètres en contrebas du casier n°7. Selon le rapport de l'inspecteur des installations classées, l'exploitant, en l'occurrence la régie municipale des eaux de Graulhet "a pris les mesures d'urgence qui s'imposaient afin que ces écoulements de lixiviat ne se propagent pas davantage dans le milieu naturel".

La fuite a été maîtrisée et "n'a pas engendré d'effet sur le milieu environnant ni de dégradation des eaux superficielles pouvant nuire au biotope" précise le rapport de l'inspecteur des installations classées.

Cependant, sur les conseils de l'inspecteur, le préfet a pris un arrêté de suspension de l'activité du site.
A Bouquodaze, seuls les travaux de construction du casier n°8 se poursuivent. Il devrait être opérationnel le 8 janvier.

Par ailleurs, l'exploitant a confié une étude à un bureau spécialisé dans le domaine géologique et hydraulique, Aquila Conseil. Il s'agit tout d'abord de déterminer les préconisations techniques à réaliser pour la mise en sécurité du site. Et aussi de réaliser une étude d'impact comprenant une analyse des circonstances et des causes de l'incident technique et les mesures à prendre pour éviter qu'un tel accident ne se reproduise.

Pour l'association de protection du bassin graulhétois, cet accident remet en cause le choix du site de Bouquodaze. "Les événements nous donnent raison. Nous avons toujours relevé les risques de ce terrain. Il y a un sol calcaire dur, avec des fissures où les liquides trouvent leur chemin". Lors de la fuite, il coulait plusieurs litres à l'heure....

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