Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?
 

[ texte précédent ] [ retour au sommaire ] [ texte suivant ]

Les dix travaux du Parlement
Contre ces déchets dans les décharges

article paru dans Libération le 10 juin 2004

Par Julie MAJERCZAK, à Bruxelles

Retour, pendant dix jours, sur dix interventions du Parlement de Strasbourg.

Chaque consommateur en génère en moyenne 15 kg, ce qui fait grimper à environ 6 millions de tonnes le poids total de la montagne de déchets électriques et électroniques produite chaque année en Europe. Sans parler des substances toxiques (plomb, mercure, cadmium...) que ces objets renferment. En décembre 2002, le Parlement européen a approuvé deux nouvelles directives pour freiner ce phénomène et faire en sorte que nos millions de réfrigérateurs, fours, portables, téléviseurs et ordinateurs ne finissent plus leur vie dans des décharges publiques. Sous la pression des eurodéputés, la collecte moyenne annuelle doit atteindre, fin 2006, au minimum quatre kilos de déchets électriques et électroniques par habitant. La question la plus délicate était de savoir qui allait payer la récupération et le recyclage. Les socialistes et les Verts, alliés aux libéraux, ont bataillé contre l'industrie des appareils électroménagers pour imposer la responsabilité des fabricants sur leurs produits en fin de vie. Le consommateur devra lui aussi assumer sa part: il lui sera interdit de se débarrasser d'appareils électriques ou électroniques en les mêlant aux déchets ménagers ordinaires. Les députés européens ont également obtenu que les métaux lourds et les retardateurs de flamme toxiques utilisés dans la fabrication de certains équipements soient interdits à compter de juillet 2006. Il aura fallu trois ans de discussions animées entre institutions européennes pour arriver à un compromis qualifié d'«équilibré» par les fabricants eux-mêmes.

[ haut de page ]