Projet de centre d'enfouissement de déchets ultimes
Une super décharge dans le Saint-Ponais ?

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11 Mars 2004, Assemblée Générale d'ARBRE...
Des victimes de décharges sont venues témoigner...

article trouvé sur le Web

Le 11 Mars 2004 avait lieu l'Assemblée Générale d'ARBRE. Plus de 150 personnes étaient présentes.
Après le rapport moral énoncé par le Président, et le rapport financier par le trésorier, le renouvellement des membres sortants du bureau a eu lieu.
Adonis CLOUX, Claire KELLER, Jean-Claude MINOT, Philippe PEQUIGNOT et Michel VORREUX ont été reconduit dans leur mandat, ainsi que l'élection de Philippe CAMILLERI nouvel arrivant.
Un compte rendu des actions et procédures en cours est porté à la connaissance du public présent. (Recours au Tribunal Administratif de Limoges, Recours en appel à la Cour administrative d'appel de Bordeaux... un dossier volumineux et complet justifie notre opposition).

Nous arrivons à la rubrique "environnement, nuisances et santé" près des décharges...

Le rappel est fait, des études européennes et américaines, dont les USA et le Canada, confirment que dans un rayon de 5 à 7 km, une aggravation de l'ordre de 30% de certaines maladies :
  • Allergies, maladies de la peau,
  • maladies respiratoires,
  • maladies digestives,
  • certains cancers (cancer des poumons, de l'œsophage, de l'estomac, du colon...)
auxquelles il faut ajouter les nuisances associées… odeurs pestilentielles, poussières, bruits...

Deux témoignages confirment les risques et les dangers

Le premier témoignage, M. X., ancien responsable d'implantation de décharges, nous explique les dangers chimiques : mélange de certains produits, les jus (lixiviats) véritable bouillon de culture, un dangereux poison, mauvaise récupération des gaz, risque d'explosion, d'incendie... puis il expose les dangers techniques : géomembrane mal collée, mal soudée ou perforée, évacuation bouchée, débordement des jus...
Contrairement a ce qui nous est affirmé, la géomembrane est vulnérable puisqu'on l'installe en faisant les découpes avec un cutter...
Dans le sol, le comportement de la couche d'étanchéité naturelle (argile) devient mauvaise. Il faut savoir que l'argile sous la géomembrane, en absence d'air et d'humidité, sèche, se fend, se crevasse et perd ses qualités premières. De plus en cas de perforation , certains produits modifient la nature de l'argile...

Le deuxième témoignage est plus poignant, vu la gravité des faits ; c'est celui de Madame LAVAUD, accompagnée de son mari, vivant à POULLIGNAC en Charente, à 300 m d'une décharge, depuis 26 ans... sans que personne n'ait pris en compte la dégradation physique et morale de cette famille.
Malgré leurs appels, leurs plaintes, la municipalité locale, le syndicat gérant la décharge, le conseil général, le Préfet, les Services de la DDASS, les ont ignorés dans leurs malheurs...

Ces agriculteurs ont tout perdu successivement, la mort des chevaux, de 37 vaches à lait, du taureau, les terrains pollués sur 24 m de profondeur (on y trouve plomb, arsenic et plein d'autres produits toxiques..), plus de culture possible...

Mais le plus grave, c'est la santé de cette famille. Le père, la mère et 2 filles développent un cancer... Un agent de la DDASS avait connaissance des analyses mauvaises de l'eau que consommait cette famille, il ne les a pas communiquées... aujourd'hui il est mis en examen.
Depuis, le Préfet a pris un arrêté le 10 février 2003, de non consommation de l'eau (6 puits, 4 sources, 1 ruisseau) dans un rayon de 3 km.
La société de pêche a fait l'inventaire des poissons de la rivière voisine ; plus de vie constatée sur 3 km, incidence de la pollution sur 18 km...

La ferme de la Famille LAVAUD
Les «jus» ressortent sur leur terrain...

Les faits sont d'autant plus graves, que le casier en service depuis 1 an ½ , est "aux dernières normes" et a déjà eu plusieurs accidents... géomembrane percée, évacuations bouchées, débordements, bassin de rétention éventré déversant les lixiviats et inondant pour la énième fois la ferme des Lavaud et les environs et se dirigeant vers la rivière...

Nous n'en dirons pas plus, car cette affaire doit se juger au Tribunal. Les Epoux Lavaud, ont porté plainte pour non assistance à personne en danger.

Aujourd'hui, l'association AVEC, adhérente au collectif CIRRE, épaule les époux Lavaud dans leurs démarches et leur combat.

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